Démographie et écologie, le sujet tabou

Conférence-débat

le jeudi 15 mai de 19 h à 21 h au 8 rue de la banque – 75002 PARIS

salle des expositions (1er étage de la Mairie du 2e arrondissement) – métro Bourse

Démographie et écologie ne font pas pour l’instant bon ménage. Les démographes ne s’occupent que de population et chiffrent les perspectives en attendant un miracle : la transition démographique. Les écologistes se préoccupent de l’état désespéré de la planète mais ne veulent pas incriminer la population : ainsi le parti Europe Ecologie – Les Verts (EELV) ignore ostensiblement la question démographique. C’est pourquoi la conférence-débat « Démographie et écologie, le sujet tabou » peut aider à une prise de conscience : démographie et écologie sont inextricablement liées, qu’on veuille le reconnaître ou non.

Animateur des débats : unE membre de l’association organisatrice JNE (Journalistes pour la nature et l’écologie)

Intervenants :

  • Denis Garnier, représentant de l’association « démographie responsable »
  • Gilles Pison, démographe, membre de l’INED
  • Michel Sourrouille, coordinateur du livre « l’urgence écologique de repenser la démographie »
  • Christian Sunt, représentant du Mouvement des objecteurs de croissance

(entrée libre, mais nombre de places limité)

 

Le mode d’existence de l’humanité en tant qu’espèce vivante doit s’inscrire dans ce que nous appelons « espace écologique », c’est-à-dire la limitation de tous nos projets entre un plancher et un plafond. Pour nous la liberté ne consiste pas à franchir sans cesse les limites mais à vivre en commun dans les limites de l’équilibre des écosystèmes.

C’est donc bien toute une organisation sociale en tant que telle dont nous rêvons. Pour vivre dignement, la simple « juste redistribution des richesses » ne suffit pas si on ne redéfinit pas les besoins, leur mode de production (de l’aval des « ressources » à l’amont des « déchets ») et les limites que la préservation de nos écosystème nous imposent. Quand au partage de ces biens et des tâches (en particulier les plus pénibles), il doit se faire dans un souci d’égalité des revenus, pour tous, par une diminution du temps de travail, par la gratuité d’accès et d’usage et non dans un modèle de mise en concurrence de tous par tous.