Pas de RI sans RMA, pas de plancher sans plafond

Depuis l’été 2011, le MOC auto-édite et auto-imprime une petite collection de courts fascicules (d’une trentaine de pages) :

  • Il y a dans chaque fascicule au moins deux textes de deux auteurs différents
  • les deux textes proposent une réflexion convergente


Pourquoi instaurer un revenu inconditionnel, de Baptiste Mylondo + Pas de revenu inconditionnel sans revenu maximum acceptable, de Michel Lepesant.

Eventail_sUn « revenu » est ce qui « revient ». Le revenu inconditionnel (RI) signifie donc que, dans une communauté politique, ce que chaque membre apporte, quelle que soit la forme de son utilité sociale, doit lui revenir inconditionnellement, de la naissance à la mort, sans aucune contrepartie.

Pour les décroissants, qui est la seule mouvance politique qui place le RI au cœur de ses revendications, et pas simplement en position de gadget électoral, n’est-il pas légitime d’articuler le RI – défini comme un « socle » ou un « plancher » – avec un revenu maximum acceptable (RMA) – défini alors comme un « plafond » ?

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité

Promouvoir une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et surtout souhaitables de Décroissance.

« L’homme ne désire pas par nature gagner de plus en plus d’argent, mais il désire tout simplement vivre selon son habitude et gagner autant d’argent qu’il lui en faut pour cela ».

La première des Décroissances[1] doit être la décroissance des inégalités. Ainsi, une des propositions souvent mise en avant et débattue par les Objecteurs de Croissance (OC) est l’instauration d’une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) couplée à un Revenu Maximum Autorisé (RMA). Cette DIA serait versée à toutes et tous et de manière égale de la naissance à la mort, afin de garantir un niveau de vie décent et déconnecté de l’occupation d’un emploi[2]. Cette dotation serait individuelle, inaliénable et cumulable à tout autre revenu et traduirait la reconnaissance de la contribution de chaque individu à la société, à travers l’ensemble de ses activités, notamment non-marchandes.

Sans être une fin en soi, la DIA pourrait être un outil économique et social formidable pour initier une transition démocratique[3] et sereine vers une sortie de l’asservissement au travail, une sortie du capitalisme, une relocalisation de l’économie, une repolitisation de la société grâce à la réappropriation de nos choix de vie et permettre ainsi à toutes et tous de participer à la construction de sociétés de Décroissance soutenables, souhaitables et conviviales. Lire la suite

DIA ou revenu inconditionnel ?

Pour préparer une rencontre (janvier 2010) sur la question du revenu inconditionnel, Baptiste Mylondo avait proposé un court texte pour comparer R.I. et D.I.A. Son texte est en noir. Je me permets une lecture « napolitaine » (une tranche de son texte suivie de mes commentaires) du texte de Baptiste Mylondo en me demandant : Comment rapprocher au plus près la D.I.A. et le R.I. ?

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Crise de la dette : le plan B

Depuis quelques années, nous vivons au rythme des « crises de la dette ». Récemment, La Grèce a fait vaciller la zone € tandis que la situation des finances publiques espagnoles, italiennes ou irlandaises sont précaires aux yeux des économistes les plus éclairés. Même les Etats-Unis ont dû relever leur seuil d’endettement sous peine de se retrouver en faillite, à l’issue d’un scénario digne des plus grands films hollywoodiens. L’obligation de sauver le modèle économique moins triomphant qu’auparavant a permis d’éviter une panique généralisée et de préserver l’ordre des choses, avec son oligarchie.

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La pression médiatique est forte également pour nous inciter à accepter les explications des risques de cette situation et nous imposer des solutions austères mais présentées comme nécessaires. Politiques de gauche et de droite, économistes, chroniqueurs médiatiques nous rabâchent qu’il n’y a pas de plan B. Il faut appliquer toujours plus de plans d’austérité et prier pour retrouver une forte croissance et ainsi espérer sortir du marasme, surtout, pour préserver le système économique et financier actuel, nouvelle religion des temps modernes.

Et pour ce faire, les plans d’austérité apparaissent comme la voie privilégiée pour espérer le retour, certes voulu via l’incantation de nos dirigeants, d’une forte croissance. Pendant ce temps, les risques d’explosions sociales s’accroissent et sont même palpables.

Prenons le temps de réfléchir pour comprendre que :
1) Ce modèle économique est toxico-dépendant de la croissance.
2) Une croissance infinie dans un monde fini est impossible.
3) Des crises prévisibles et annoncées, signes de la fin d’un modèle.
4) Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la deuxième phase de cette crise nous guette.
5) Un plan B est possible avec la Décroissance comme nouveau paradigme.

Le dessin est de Gébé : source Urtikan
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