Aide aux candidat.e.s décroissant.e.s

Aide aux candidat.e.s décroissant.e.s

Se présenter à des élections, y compris législatives, ne demande pas de compétence particulière. C’est encore plus vrai pour les décroissants : Il nous suffit d’assumer l’étiquette de Décroissance pour disposer d’un mobile supérieur (et de la décliner comme on l’entend, si possible comme trajet nécessaire vers des sociétés libérées de la croissance)

Il suffit de s’inscrire en préfecture dans les délais avec un certificat d’état civil. Il faut avoir un mandataire financier, ce qui ne pose pas de problème puisque le candidat A sera le mandataire du candidat B et le candidat B celui de A.

La difficulté principale concerne le financement du matériel électoral de base appelé R39 (circulaire appelée aussi profession de foi et distribuée par la préfecture dans tous les foyers – affiche à coller soi-même sur tous les panneaux électoraux – bulletins en quantité suffisante, apportés par la préfecture dans tous les bureaux de votes), matériel sans lequel il est impossible d’obtenir un résultat significatif et à fortiori satisfaisant. Le coût n’est pas négligeable : minimum 2.500 euros pour une législative. Après l’invisibilité répétée de nos précédentes campagnes, nous faisons le choix cette année de produire ces documents indispensables à un minimum de visibilité.

Nous ne pourrons pas financer de candidatures tant que nous n’aurons pas accès au financement public (voir en fin de document). Cependant, nous pouvons très significativement en alléger le coût – des ¾ si vous êtes motivé et rigoureux, et peut-être même totalement – de trois manières :

  1. En mutualisant et en centralisant les frais d’impression auprès d’un seul imprimeur, ce qui réduit le coût de la candidature d’un bon tiers : notre groupe de travail élection proposera un verso de circulaire commun et une affiche commune pour tous les candidats, mais aussi le kit complet avec un recto commun : nous espérons ainsi ramener le coût d’une candidature aux législatives aux environs de 1.500 euros.

    Inconvénients :

    – il ne faudra pas être en retard pour envoyer votre bulletin et votre recto de circulaire personnalisée si vous choisissez cette option.

    – votre campagne devra être à « zéro euros » ( hors R39 ) pour éviter les frais de compte de campagne.

  2. En défiscalisant votre campagne pour diminuer son coût des deux tiers. Nous avons une association de financement qui peut recevoir des dons, défiscalisables aux deux tiers dès le mois de juin suivant l’année du don, comme les autres associations reconnues d’utilité publique.

    Mais il est interdit de se faire des dons à soi-même : il vous faudra alors trouver dans votre entourage – pas forcément décroissant – de généreux donateurs payant des impôts.

    Il existe différentes techniques pour convaincre votre entourage qu’il est préférable de financer une action salutaire d’éducation populaire, plutôt que le Trésor Public, en partie au service de politiques productivistes et pro-nucléaires. Faîtes preuve d’imagination ou demandez des conseils en persuasion auprès d’autres militants.

    L’AF-ADOC pourra ainsi très légalement régler vos factures d’imprimerie, au prorata des dons recueillis, moins 10% pour les frais de gestion.

    Ainsi, pour une facture d’imprimerie de 1500 euros en mutualisation totale, il vous faut 1670 euros de dons pour que l’ADOC paie la totalité de votre facture ( car 1670 e – 10 % = 1503 euros. Pour une facture de 1800 euros avec recto personnalisé, il vous faudrait environ 2000 euros de dons.

    Inconvénient : vous devrez faire preuve de rigueur :

    les chèques doivent être à l’ordre de L’ADOC ( Association Des Objecteurs de Croissance ) et pas à votre nom ; mais indiquer sur un papier à part quelle candidature ou quelle circonscription ils devront servir à financer

    les chèques doivent être envoyés à l’ADOC, chez C. S., Pallières, 30140 Thoiras ; faire un envoi groupé de vos dons si possible, pour faciliter la gestion ; il est conseillé d’envoyer vos dons à l’ADOC avant fin décembre 2016, pour pouvoir solliciter à nouveau vos donateurs en 2017.

    – il ne faut pas payer l’imprimeur mais attendre, après l’élection, que l’ADOC règle l’imprimeur au prorata des dons que vous aurez recueillis, avant de régler vous même le solde s’il en reste.

  3. En étant remboursé totalement l’année suivante : si nous sommes assez nombreux à atteindre les 1%, aux législatives comme cela semble possible, nous pourrons bénéficier du financement public pendant 5 ans. Nous pourrons donc vous rembourser dès l’année suivante ce que vous aurez tout de même payé vous-même, car nous en aurons les moyens et parce que vous l’aurez bien mérité.

    Inconvénient : il faudra faire très attention en remplissant les formulaires en préfecture : vous pouvez mettre ce que vous voulez pour parti politique – de préférence Décroissance quelque chose mais ce n’est pas décisif – mais vous devrez impérativement suivre nos consignes pour la rubrique « rattachement à une association de financement » : c’est normalement l’AF- ADOC, mais nous ferons peut-être un accord « technique » avec un autre groupe.

La seconde difficulté d’une candidature pourrait être la production du R39, principalement de la circulaire ou profession de foi et de l’affiche : nous pourrons donc vous alléger ce travail et même le supprimer, ce qui qui réduit encore le coût.

Nous conseillons cependant de personnaliser et de bien localiser la circulaire : c’est en effet l’occasion de réunir un groupe de travail pour en discuter, qui pourra devenir ensuite un groupe local, ou de raffermir les liens si le groupe existe déjà. Pour être efficace, vous pouvez vous inspirer des circulaires décroissantes passées visibles sur le site « Décroissance-élections » ((http://decroissance-elections.fr/)) et tenter une adaptation locale, assez aboutie et un peu plus longue qu’un recto A4, avant de susciter une réunion pour en discuter : l’enrichissement et la réduction du texte sont alors l’occasion de débats féconds et sans stress. Pour mieux toucher notre électorat potentiel, vous pouvez souligner l’aspect collectif de la candidature.

Nous espérons un investissement de votre groupe pour de nombreuses raisons pas toutes évoquées ici, mais vous devez savoir que le résultat à l’élection dépendra assez peu de cet investissement, et bien plus de la composition sociologique de votre circonscription, des candidats concurrents, de « l’air du temps » au moment de l’élection, etc… Vous pouvez ainsi avoir un investissement maximal sur une circonscription pour un résultat que vous jugerez décevant, alors que vous auriez obtenu un résultat supérieur sur celle d’à côté, presque sans rien faire.

Surtout, nous vous dissuadons de faire des excès financiers, comme il arrive parfois, enivré par les passions de l’action. Cela aurait pour effet de vous refroidir durablement et ce serait un échec pour le mouvement de la Décroissance. Alors, n’oubliez pas que vous aurez pour des législatives environ 15 ou 20 candidats autour de vous, que vous n’atteindrez probablement pas la barre des 5% qui permet d’être remboursé directement, que vous ne serez pas élu et que les élections ne sont qu’un moyen parmi d’autres de faire progresser les idées de la Décroissance.

Seules les élections législatives permettent d’accéder à un financement public, pendant 5 ans, à raison de plus d’1 euros par électeur et par an, si 50 candidats, parmi 80 candidats de la même association électorale, obtiennent plus de 1% des suffrages. C’est un objectif qu’il est possible d’atteindre. Ce financement public permettrait de rembourser totalement les candidats, de construire une maison commune des décroissants, de soutenir les actions typiquement décroissantes, etc …Ce serait une étape à franchir pour le mouvement décroissant.

N’hésitez pas à contacter le groupe élections du processus décroissance. Contact : elections@listes.processus-decroissance.xyz

Site internet du processus :

Coordonnées de l’association de financement :

AdOC, chez C. S., Pallières, 30140 Thoiras

Se présenter aux élections

Se présenter aux élections

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Comment aller aux élections ?

Nous devons aller aux élections sans illusion mais avec conviction. Les élections sont une opportunité pour apparaître dans les médias et sur les panneaux d’affichages réservés aux candidats. De plus nous pouvons tenter d’obtenir le financement des partis. Il faudrait que 50 d’entre nous obtiennent 1% des suffrages exprimés dans 30 départements différents.

Les élections qui permettent d’exprimer notre pensée et notre radicalité sont les élections nominales (départementales et législatives). Nous pouvons participer aux élections par liste (municipales, régionales européennes), mais comme il paraît illusoire que nous puissions présenter des listes complètes de décroissants, il y a un risque d’être amenés à faire des concessions à des courants qui ne sont pas porteurs des idées de la décroissance.

Se présenter aux élections ne demande aucune qualité particulière. Il suffit de s’inscrire en préfecture dans les délais avec un certificat d’état civil. Il faut avoir un mandataire financier (ce qui ne pose pas de problème puisque le candidat A sera le mandataire du candidat B et le candidat B celui de A).

Le financement de base

La difficulté principale concerne le financement du matériel électoral de base – circulaire appelée aussi profession de foi et distribuée par la préfecture dans tous les foyers, affiche à coller soi-même sur tous les panneaux électoraux, bulletins en quantité suffisante, apportés par la préfecture dans tous les bureaux de votes – matériel sans lequel il est impossible d’obtenir un résultat significatif et à fortiori satisfaisant. Le coût n’est pas négligeable : par exemple, environ 1.000 euros pour une cantonale, minimum 2.500 euros pour une législative et bien plus pour les régionales ou les européennes.

Nous ne pourrons pas financer de candidatures tant que nous n’aurons pas accès au financement public. Cependant, nous pouvons très significativement alléger le coût – des ¾ si vous êtes motivé et rigoureux, et peut-être même totalement – de trois manières :

  1. En réduisant le coût de la candidature d’un gros tiers au minimum, d’abord par mutualisation et centralisation de l’impression auprès d’un seul imprimeur, mais aussi par un verso de circulaire commun et par une affiche commune pour tous les candidats, que notre commission élection vous proposera : nous espérons ainsi ramener le coût d’une candidature aux législatives à moins de 1.500 euros. Inconvénient : il ne faudra pas être en retard pour envoyer votre recto de circulaire personnalisée et votre bulletin.
  2. Nous avons une association de financement – l’AF-ADOC , adresse : C. S., Pallières, 30140 Thoiras – qui peut recevoir des dons défiscalisables aux deux tiers dès le mois de juin suivant l’année du don, comme les autres associations reconnues d’utilité publique. Mais il est interdit de se faire des dons à soi-même : il vous faut alors trouver dans votre entourage – pas forcément décroissant – de généreux donateurs payant des impôts. Il existe différentes techniques pour les convaincre qu’il est préférable de financer une action salutaire plutôt que le Trésor Public, en partie au service de politiques productivistes et pro-nucléaires. Faîtes preuve d’imagination ou demandez des conseils en persuasion auprès de militants chevronnés ! ( est-ce qu’on donne un N° de tel pour les explications ? ) L’AF-ADOC pourra ainsi très légalement régler vos factures d’imprimerie, au prorata des dons recueillis – moins 10% pour les frais de gestion. Inconvénient : nous vous demandons un peu d’ordre : un envoi groupé de vos dons, avant fin décembre 2016 de préférence, en indiquant clairement quelle candidature ils doivent servir à régler.
  3. Si nous sommes assez nombreux à atteindre les 1%, aux législatives, nous pourrons bénéficier du financement public et vous serez l’année suivante en droit de demander le remboursement de ce que vous aurez tout de même payé vous même. Inconvénient : il faudra faire très attention en remplissant les formulaires en préfecture : vous mettez ce que vous voulez pour parti politique – de préférence Décroissance quelque chose mais ce n’est pas décisif – mais vous devrez suivre scrupuleusement nos consignes pour la rubrique « rattachement à une association de financement » : ce devrait-être « AF-ADOC », mais nous serons peut-être amené à faire un accord technique avec une autre organisation pour garantir l’accès au financement public : vous pourrez alors espérer être remboursé totalement l’année suivante, comme vous l’aurez bien mérité.

Le R39

La seconde difficulté pourrait être la production du R39 (ce qu’est le R39), principalement de la circulaire et de l’affiche : nous pourrons donc vous alléger ce travail et même le supprimer car nous proposerons aussi un recto de circulaire commun, qui réduirait encore le coût.

Mais nous conseillons cependant de personnaliser et de bien localiser la circulaire : c’est en effet l’occasion de réunir un groupe de travail pour en discuter, qui pourra devenir ensuite un groupe local, ou de raffermir les liens si le groupe existe déjà. Pour être efficace, vous pouvez vous inspirer des circulaires décroissantes passées visibles sur le site « Décroissance-élections » et tenter une adaptation locale, assez aboutie et un peu plus longue qu’un recto A4, avant de susciter une réunion pour en discuter : l’enrichissement et la réduction du texte sont alors l’occasion de débats féconds et sans stress. Il est aussi conseillé, pour mieux toucher notre électorat potentiel, de bien souligner l’aspect collectif de la candidature, notamment par une photo de groupe.

Quelques conseils

Les élections sont un moment d’éducation populaire et de mobilisation militante que même les sceptiques des élections – nombreux chez les décroissants – sont obligés de constater : une des difficultés secondaires est en effet de répondre à toutes les sollicitations, notamment les questions précises des associations, qui pourront alors faire un travail de diffusion de vos propositions si elles leurs conviennent.

Nous espérons un investissement de votre groupe pour de nombreuses raisons pas toutes évoquées ici, mais vous devez savoir que le résultat à l’élection dépendra très peu de cet investissement, et bien plus de la composition sociologique de votre circonscription, des candidats concurrents, de « l’air du temps » au moment de l’élection, etc… Vous pouvez ainsi avoir un investissement maximal sur une circonscription pour un résultat que vous jugerez décevant, alors que vous auriez obtenu un résultat supérieur sur celle d’à côté, presque sans rien faire.

Surtout, nous vous dissuadons de faire des excès financiers, comme il arrive parfois, enivré par les passions de l’action. Cela aurait pour effet de vous refroidir durablement et ce serait un échec pour nous. Alors, n’oubliez pas que vous aurez pour des législatives environ 15 ou 20 candidats autour de vous, que vous ne serez pas élu et que les élections ne sont qu’un moyen parmi d’autres de faire progresser les idées de la décroissance.