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Communiqué post-Élections 2019

Nous remercions les électeurs d’avoir voté pour la liste Décroissance 2019, la seule liste dans cette élection à remettre radicalement en cause le dogme de la croissance ! 

Le résultat est encourageant : 10479 voix en 2019 soit plus du double qu’en 2014 : si cet effet nénuphar se poursuit, les décroissants seront majoritaires …. en 2064 !

Signe d’un temps révolu, pour la  première fois, dans tous les documents électoraux, le mot « croissance » n’est  indiqué par aucun parti, bien qu’il résume toujours parfaitement leur substrat productiviste commun.  
Si la plupart des partis parlent maintenant d’écologie, ils refusent comme d’habitude d’évoquer la décroissance, jugée trop radicale pour être audible. La croissance étant le problème, la décroissance fait forcément partie de la solution, et ceux qui refusent d’en parler peuvent difficilement être considérés comme sérieux sur les questions d’écologie.

C’est pourquoi il y a une forte motivation des candidat.e.s pour continuer à diffuser les idées de la décroissance et élaborer une synthèse claire et accessible des propositions décroissantes pour les prochaines élections.

Nous invitons tout un chacun à discuter de ces perspectives lors de rencontres informelles cet été (1) ainsi qu’à l’automne pour préparer les élections municipales (2).

La décroissance c’est le bon sens !

(1) les 12-13-14 juillet à  Saligny-sur-Roudon dans l’Allier aux Festives organisée par la MCD http://ladecroissance.xyz/  et pendant les Bure’lesques https://burefestival.org/  les 9-10-11 août à Hévilliers en Meuse
(2) La date et le lieu seront indiqués  ultérieurement sur le site décroissance-élection

Communiqué « Décroissance 2019 »

« Décroissance 2019 » présente sa candidature aux élections européennes pour faire connaître au grand public le message de la décroissance. Pour cela, 40 femmes et 39 hommes se sont réunis par consensus autour de Thérèse Delfel (1) décroissante de longue date. L’ordre des autres candidats s’est fait par tirage au sort (2). Si la sobriété volontaire est pratiquée par nombre d’entre nous (3), notre ambition est clairement politique et généraliste (4).

Alors que la prise de conscience des problèmes écologiques progresse, que les questions relatives à l’anthropocène et à la collapsologie commencent à être débattues publiquement, la solution, simple et évidente, d’une décroissance collective globale, choisie et organisée, continue d’être ignorée par tous les partis politiques et par les médias.

Est-ce parce que les élites ont une empreinte écologique nettement plus élevée que la moyenne ? Parce que parler de décroissance propulserait automatiquement la question du partage au premier plan ? Ou parce que la croyance en la croissance perpétuelle aurait davantage colonisé l’imaginaire de ses bénéficiaires ?

Toujours est-il que la croissance reste l’alpha et l’oméga de politiques économiques qui mènent à l’effondrement, pendant que « 34% des 15-30 ans » pensent, comme nous, qu’il faut « prôner la décroissance » (5) et que beaucoup sont prêts à assumer publiquement qu’ils sont « décroissants».

Cette lente infusion des théories de la décroissance dans la société, à l’insu de ses élites dominantes, montre selon nous la résistance de la société, composée d’êtres humains, face à une économie partie en roue libre, et qui menace de tout détruire. Cela nous motive à combattre tous ceux qui veulent continuer à faire croître encore les macro-systèmes mondialisés d’approvisionnement, jusqu’à risquer leur rupture.

Nous soutenons qu’une relocalisation des activités productives, au sein de bio-régions autonomes, permettrait de préserver l’essentiel du bien vivre et de la civilisation. Nous demandons donc une réorientation complète des politiques publiques.
–> voir notre profession de foi

Pour cela, il faudrait certes que tout un chacun prenne la mesure de l’écocide en cours et assume ses responsabilités en exerçant son bon sens. Et nous avons besoin du sens de la mesure et des limites de toutes ces personnes ordinaires, magnifiquement humaines, voulant préserver la vie, de toutes ces «petites gens», qui ont déjà une empreinte écologique qui se rapproche de ce qu’il faudrait atteindre.

C’est avec le peuple que nous pourrons établir ce programme de transition économique qui permettra de construire ensemble des sociétés
écologiquement viables et socialement souhaitables.

Porte-parole :
François VERRET _ (77) _ 06 84 62 34 29 _ francois.verret(at)orange.f

Porte-parole :
Lionel CHAMBROT _ (54) _ 06 16 396 396 _ decroissancenancy(at)laposte.net

Télécharger ce communiqué en version PDF

  1. Thérèse DELFEL : http://decroissance-elections.fr/le-mot-de-therese-delfel-tete-de-liste-decroissance-2019/
  2. Liste des candidats : http://decroissance-elections.fr/liste-des-candidat-e-s-decroissance-2019-aux-elections-europeennes/
  3. Nous avons choisi de ne pas fournir de bulletin de vote ni de profession de foi, par enveloppe et dans les bureaux de vote. Nous demandons donc à nos électeurs de le télécharger puis de l’imprimer, ce qui représente une économie de plus de 800 tonnes de papier.
  4. Voir: http://decroissance-elections.fr/cest-quoi-la-decroissance/
  5. Sondage Odoxa 2015 : « 34% des 15-30 ans estiment qu’il faut changer de mode de vie et prôner la décroissance »
  6. Profession de foi : http://decroissance-elections.fr/la-decroissance-c’est-le-bon-sens/
    + Sondage Odoxa cité dans le clip de campagne : SONDAGE Odoxa

Télécharger Le bulletin de vote

ATTENTION : si vous avez un message vous annonçant un VIRUS, n’en tenez pas compte, notre bulletin de vote est garanti sans virus !!! Pour contourner le problème, vous pouvez faire un « clic droit » sur le lien « BulletinVoteDecroissance2019 » et faire « Enregistrer la cible du lien sous… » ou alors « créer une exception » (le problème vient que notre site est en HTTP et non en HTTPS comme le demande certains navigateurs). Avec toutes nos excuses pour ce désagrément qui nous l’espérons ne touche que peu de personnes…


Par économie de papier (plus de 800 tonnes économisées rien que pour notre liste) et parce que nous faisons une campagne à zéro euro, nous avons choisi de ne pas imprimer de matériel de vote : vous ne recevrez ni notre circulaire, ni notre bulletin de vote dans l’envoi électoral et notre bulletin NE SERA PAS DISPONIBLE dans les bureaux de vote.

Il vous suffit donc de télécharger le bulletin de vote, de l’imprimer et de l’apporter le jour du vote (vous devrez prendre d’autres bulletins pour conserver le côté confidentiel de l’isoloir).
Mais ATTENTION de respecter les consignes suivantes :

  • format A4 (en mode paysage) + option « Ajuster à la page »
  • imprimer en noir si possible sur un papier blanc 70g/m² * (voir ci-dessous)
  • ne rien écrire ni imprimer derrière
  • s’il est disponible, vous pouvez signaler au Président de votre bureau de vote que vous avez amené vous-même votre bulletin de vote et valider qu’il en a reçu un exemplaire par le Ministère de l’Intérieur en version numérique

Vous pouvez bien sûr en imprimer plusieurs
et les distribuer dans votre entourage !

* la commission de propagande , à propos des bulletins de vote sur papier 70 g, a indiqué ce que le ministère de l’intérieur a écrit aux maires dans sa circulaire du 18 avril 2019 en page 32 :  » en tout état de cause, pour être déclaré valable, le bulletin imprimé par l’électeur devra être conforme au modèle déposé et aux prescriptions de l’article R30 relatives au format et au grammage d’un bulletin de vote. Néanmoins, ce n’est qu’en cas de différence manifeste de format ou de grammage que ce bulletin sera déclaré nul ». Cette circulaire doit impérativement être dans chaque bureau de vote le jour du scrutin.
–> En clair, cela veut dire que du papier 75g ou 80g peut être toléré, mais que cela restera à la discrétion du Président de chaque bureau d’accepter ou de refuser le vote…

Notre proposition ? Le Bulletin Unique :

Dimanche prochain, vous serez invités à donner votre voix à l’une des 34 listes en compétition. Mais pour certaines d’entre elles comme « Décroissance 2019 », aucun bulletin à leur nom ne sera disponible dans les bureaux de vote.

Elles ont pourtant des idées à défendre, un projet à présenter, une vision à partager, des divergences à exprimer, mais elles ne disposent pas des moyens financiers pour les soumettre au vote des électeurs. Et les bulletins téléchargés seront très souvent déclarés « nul » pour cause de non-conformité technique (papier recyclable, grammage ou dimension non-réglementaire).

Sur de nombreux plateaux radios et TV, les commentateurs et autres experts s’empressent d’expliquer qu’il est absurde et inutile de présenter une liste qui n’a pas les moyens de fournir les bulletins de vote en quantité nécessaire.

Il faut donc rappeler que les petites listes ne disposent pas des dotations d’état dont bénéficient les partis politiques traditionnel fixées à 66.190.046 euros pour l’année 2018. Le magot (nos impôts) est distribué aux différents mouvements en fonction de leurs résultats aux législatives de 2017 et du nombre d’élus dont ils disposent au parlement. Ce sont ainsi plus de 22 millions d’euros qui sont versés à LREM, 13 millions aux Républicains, plus de 6 millions pour le PS, 5 pour le Rassemblement National et 1,4 millions pour EELV. Chaque année pendant 5 ans…

Une solution de bon sens serait pourtant extrêmement simple à mettre en oeuvre. Il suffirait que l’état prenne en charge la fabrication d’un bulletin de vote unique sur lequel figurerait le nom de toutes les listes en compétition. L’électeur n’aurait qu’à cocher celle de son choix. Un tel dispositif serait plus économique car la puissance publique ne paierait qu’une seule fois le montant qu’elle rembourse aujourd’hui à toutes les listes qui accèdent aux fameux seuils de remboursement.

Le bulletin unique serait également plus écologique car il éviterait le formidable gâchis de papier qui remplit traditionnellement les poubelles des bureaux de vote. Il ouvrirait par ailleurs la voie vers la généralisation du vote électronique qui serait aussi de nature à stimuler la participation électorale aujourd’hui en berne. Encore faudrait-il que la lutte contre l’abstention soit réellement une priorité de nos élus, ce dont nous pouvons douter.

Plus économique et plus écologique, le bulletin unique serait surtout plus équitable car il offrirait les mêmes chances à tous les candidats, y compris ceux que le filtre financier aura volontairement écarté des bureaux de vote et des plateaux télés. Mais c’est peut-être pour cette raison que l’État, bon gestionnaire, préfère dilapider l’argent du contribuable… ?

Nos candidats témoignent (+ clip de campagne)

Tout d’abord vous trouverez ci-après les 2 spots officiels de la campagne « Décroissance 2019 » tels que diffusés à la télé :
Spot N°1 – 1min30
Spot N°2 – 1min30

Et le spot radio :

+ le lien vers le sondage Odoxa cité au début du clip : SONDAGE Odoxa

Ci-dessous la présentation
de plusieurs candidats de la liste :

de plusieurs candidats de la liste :

  • Thérèse Delfel :

68 ans, tête de liste, Tritteling-Redlach (57). Européenne de naissance puisque née en France de parents allemands de Roumanie, elle a été formée dans des pays anglo-saxons avant de devenir enseignante. Elle a également suivi le cursus d’Écologie Générale et Sciences de l’Environnement de l’Université de Metz sous la direction du Pr Jean-Marie Pelt, ce qui a conduit chez elle à un fort désir d’expérimentations alternatives.

  • Lionel Chambrot :
Lionel CHAMBROT

48 ans, porte-parole, Nancy (54). Militant actif depuis 2005.  Il cherche chaque jour à donner du sens à sa vie : individuellement, il minimise au quotidien son empreinte carbone et lutte contre le système (capitalisme, productivisme, nucléaire, TAFTA, CETA, OGM, Linky, publicité…) ; en collectif, il participe à la construction du monde alternatif de demain (ONG, éco-lieux, agriculture bio, low-tech, monnaies locales…).

Flora Sallembien :

Flora Sallembien

23 ans, Montpellier (34). Étudiante en Master 2 à l’Institut d’Études du Développement de la Sorbonne (IEDES). Lectrice du journal La Décroissance depuis son adolescence, elle est engagée aux côtés des mouvements qui luttent contre les Grands Projets Inutiles (NDDL notamment). Manifestante et bénévole dans plusieurs associations, elle s’implique particulièrement pour soutenir les personnes réfugiées qui traversent la mer Méditerranée au péril de leur vie et défend un changement radical dans les relations entre les pays « du Nord » et « du Sud » »

François Verret :

François VERRET

61 ans, porte-parole, Combs La Ville (77) : Ingénieur agronome de formation et militant dans une association de protection de la nature, il est particulièrement engagé dans la défense de la biodiversité, milite pour un aménagement du territoire respectueux du vivant, contre l’urbanisation galopante et les grands projets inutiles. Il organise des interventions sur la Décroissance auprès du grand public.

  • Valérie Dubillard : 47 ans, Lure (70). Biographe, présidente de l’Association CLIMAT qui met en place des actions en faveur de l’environnement (mise en place de la PIVE – monnaie locale franc-comtoise -, lutte contre le gaspillage alimentaire…). Elle fait par ailleurs partie d’une AMAP et d’un Jardin Collectif.
  • Raphaël Martin : 34 ans, Marseille (13). Scientifique et rappeur engagé pour la décroissance.
  • Sabine Legrand : 60 ans, Paris (75). Après un licenciement économique à 49 ans, elle a décidé d’un changement de vie ; au lieu d’augmenter les bénéfices d’une entreprise en tant qu’ingénieure informatique, elle a préféré apporter de la bonne humeur aux travailleur.e.s en tant qu’animateure de yoga du rire. Elle participe par ailleurs à la plantation d’arbres fruitiers pour leur absorption du CO² et pour leur future production nourricière. Elle souhaiterait que les talents des publicistes ne soient plus utilisés pour pousser à la consommation mais, qu’au contraire, ils profitent à la promotion de la décroissance.
  • Michel Simonin : 55 ans, Nancy (54). Enseignant, co-fondateur des amis de la décroissance Nancy où il est en charge des questions programmatiques et de la rédaction.
  • Virginie Wawrzyniak : 44 ans. Nancy (54). Virginie travaille dans le secteur des Sciences Biologiques et Sciences Sociales Appliquées. En 2012, elle rejoint le mouvement de la décroissance et se porte candidate aux élections successives sur le territoire de Nancy pour dénoncer l’exploitation sans limites des ressources naturelles ainsi que celle des femmes et hommes les plus modestes.

Vincent Bruyère :

Vincent Bruyère

51 ans, Poligny (39). Originaire du Forez et vivant dans le Jura. Co-auteur de l’ouvrage « 6 chemins vers une décroissance solidaire ». Actuellement conseiller info-énergie en secteur associatif, ses centres d’intérêts et recherches s’organisent autour de l’économie décroissante et de la solidarité internationale.

  • Raphaël Martin de Marseille nous parle en chanson :
©Raphaël Martin – « Les européennes » – 2019
  • Céline Ohana :
Céline Ohana

34 ans, Chenebier (70). J’ai récemment rejoint la liste décroissance 2019, mais ma quête de décroissance est mon chemin. Militante depuis plus de 10 ans, reconvertie depuis 5 ans au maraîchage et actuellement encadrante technique dans un chantier d’insertion en maraîchage biologique, je suis immergée dans un réseau de néo-paysans, en périphérie des conventionnels, et je mesure bien les difficultés de changer le modèle agricole. L’accès au foncier, déjà, est mission quasi impossible, et les politiques européennes favorisent les exploitations industrielles qui n’ont aucun intérêt à céder des terres pour des projets agroécologiques. J’aspire à pouvoir implanter un projet agricole innovant sur mon territoire, polyculturel, résilient et localement nourricier…

Charlotte Torretti :

Charlotte Torretti

29 ans, Saint-Nicolas de Port (54). Sapeur-pompier volontaire pendant cinq ans, la misère sociale en France a été une grande part de mon quotidien. Entre violence structurelle et injustice sociale, la « vraie vie » de millions de personnes est pleine de souffrances qui ne disent pas toujours leur nom : des accès aux soins inégaux, des appels qui relèvent de plus en plus de la détresse plutôt que de l’urgence vitale, des scènes ravageantes en EHPAD, dans la rue, ou à domicile… En Afrique, où j’ai passé plusieurs années, la domination économique des pays du Nord produit des résultats similaires : l’adoption de notre « modèle » économique, souvent à marche forcée, entraîne là aussi une production des inégalités toujours croissante, ou encore une vulnérabilité accrue quant les effets du changement climatique commencent à se faire sentir, entre catastrophes naturelles et perturbations des régimes de pluie dans des sociétés essentiellement agraires. En mondialisant les échanges par l’expansion de notre « modèle » économique néolibéral, c’est aussi la dimension mortifère de nos politiques qui est mondialisée.
En tant que citoyenne et chercheuse précaire en géopolitique, j’accuse ces gens qui se disent l' »élite » d’en être responsable. De continuer à croire religieusement dans le mythe de la croissance, la fameuse croissance présente à tous les JTs, et au nom de laquelle on nous demande toujours plus de patience, d’effort, de sacrifice, un mythe d’une science économique obsolète, parce que ce mythe sert leur quête d’enrichissement et de pouvoir. J’accuse de condescendance et de paternalisme ces gens qui interprètent un rejet de leurs politiques par un manque de « pédagogie » à notre égard, comme s’il suffisait de mieux expliquer pour que, enfin, l’on comprenne – parce que, c’est évident, nous ne sommes pas assez futés. Nos politiques ne parlent pas à l’intelligence des gens : ils nous prennent pour des cons.
Comme si nous voulions vivre dans un monde dont l’ordre repose sur la concentration des richesses dans les mains de quelques-uns, et sur la production structurelle d’inégalités et d’injustice sociales grandissantes pour tous les autres.
Comme si nous pouvions nous permettre de maintenir un ordre mondial voué à l’effondrement. Parce que le pétrole ne coule pas comme l’eau au robinet, et certainement pas au même tarif : quelle part de la misère économique et sociale des gens en France est liée à la nécessité, dans notre « modèle », de prendre sa voiture ? Pour quel prix à payer en Irak, en Syrie ? Parce que les batteries des ordinateurs, tablettes, smartphones, ou même les voitures électriques qu’il faut avoir pour être bon citoyen et « écolo », ne tournent pas sans cobalt, dont la moitié de la production mondiale s’entremêle à une guerre civile qui compte déjà près de six millions de morts au Congo. 
Parce que notre « modèle » économique s’est construit sans limite : comme si les ressources étaient inépuisables, comme si les « individus », « rationnels », ne réfléchissaient que par « calculs ». 
Comme si nous n’étions pas intéressés par d’avantage de démocratie, d’avantage de justice sociale. Par une alimentation et un environnement sain, pour nous-mêmes et nos enfants. Par conserver la dignité de ceux qui nous ont élevés, et pouvoir ne pas les « placer », loin. Par un autre avenir qu’un avenir endetté, en crise permanente, violent. Hypothéqué.

  • Delphine Livet :
    « La décroissance, c’est une autre manière d’être au monde et de le penser »

Nous savons que nous consommons plus que ce que la Terre ne peut offrir ; nous exploitons à outrance les terres et leurs populations ; pour quoi ? La plupart du temps pour satisfaire un désir éphémère, qui ne donne aucun sens à notre vie.
La « Décroissance » n’est pas un parti mais un mouvement. Pour moi il s’agit même d’une réflexion philosophique et métaphysique sur le sens de la vie. On nous enjoint – et ce en dépit de multiples concessions – à obtenir un travail stable pour profiter d’une vie confortable. Mais à quoi sert-il de travailler ? Pour vivre ou pour consommer ? Qu’est-ce qu’une vie confortable ? Une vie où nous limitons au maximum nos efforts, au point de ne plus percevoir la valeur des choses ? Quel sens la vie prend-elle alors ?
Le travail est nécessaire pour vivre, mais la consommation doit-elle en être le seul moteur ? Ne devrions-nous pas réenvisager le sens de notre activité professionnelle ? Nous sommes conditionnés à satisfaire des besoins de plus en plus nombreux qui nous obligent à considérer le travail comme le cœur unique de notre activité humaine. Nous sommes engagés par des abonnements (gaz, électricité, eau, internet, téléphonie, télévision…) et nous perdons peu à peu une liberté essentielle, celle de donner du sens à notre existence.
Le travail n’est pas le seul accomplissement de l’individu. La nature, la culture, la pratique sportive, les regroupements associatifs sont d’autres manières de penser sa vie et d’en reprendre les rennes, sans avoir recours nécessairement à l’argent. L’accumulation de biens n’est pas une fin en soi.
Et la planète s’épuise. Je ne vois pas d’autre sens à cette vie que celui de préserver la terre sur laquelle nous vivons. Pour la simple et bonne raison que nous n’avons pas le choix. Nous n’avons pas le choix et pourtant les grandes industries, les puissances financières continuent d’exploiter outrageusement la terre et ses habitants les plus pauvres. Des firmes agronomes, des constructeurs automobiles sont prêts à leurrer les foules pour leur seul profit, en dépit de toute morale, de toute éthique.
Le seul indicateur qui nous est donné pour évaluer notre richesse est la croissance. Qui sait seulement ce que signifie ce mot de croissance ? Nous pensons que si la courbe de la croissance progresse, celle du chômage baissera. Pourtant, les multinationales licencient – malgré leurs bons résultats – pour générer du profit et avancent l’argument qu’elles favorisent ainsi cette croissance. La croissance, en tant que telle, est-elle réellement profitable à tous les hommes ?
Il y a l’individu, le citoyen et puis il y a l’État, les pouvoirs publics. Nous n’ignorons pas que les pouvoirs politiques entretiennent des liens troubles avec les puissances financières et les lobbies. Nous savons combien il est difficile de faire varier la tendance et de les engager à repenser un monde où la croissance n’est plus la seule justification pour faire progresser les hommes. Il y a trente ans, l’écologie était une notion vague. Pourtant aujourd’hui, elle est présente dans presque tous les programmes politiques (à plus ou moins grande échelle). Il est donc possible de faire évoluer les mentalités.
Les consciences progressent mais il faut changer le système en profondeur. Le système se transforme lentement grâce à des initiatives individuelles ; les pouvoirs publics heureusement nous y incitent peu à peu. Nous trions nos déchets, nous essayons de moins gaspiller. Bon.
Mais d’un autre côté, l’État ouvre les vannes d’un commerce destructeur. Il faut que nous ayons conscience de ce paradoxe, car nous ne pouvons pas changer le monde seulement individuellement. Il faut que les politiques s’engagent, agissent plus largement et repensent une autre manière de produire les biens de consommation, de préserver nos ressources naturelles, d’encourager le citoyen à protéger son environnement.Pour cela il faut cesser de penser en terme de croissance mais en terme de partage des richesses. Car dans tout cela, quel rôle l’État a-t-il ? Celui de protéger ses citoyens ? Le fait-il ? L’État s’est engagé à préserver la sécurité de chacun ; qu’en est-il aujourd’hui ? Nous sommes tous fichés et étiquetés. Nous le savons, nous ne nous en inquiétons pas puisque nous ne faisons rien de mal… Mais quand des catastrophes naturelles surviendront, que les ressources viendront à manquer, ou que des guerres auront lieu à cause du manque d’eau ou des migrations, nous serons en première ligne, nous qui n’avons rien fait.
L’État saura exactement qui aura consommé quoi et pourra nous restreindre sans avis préalable. Est-ce de cette liberté-là que nous voulons ? La consommation a fait de nous des individus qui sont pieds et poings liés. Nous sommes prêts à beaucoup de dénégations pour satisfaire des besoins qui ne sont souvent pas des nécessités.
Si la situation géopolitique se tend à cause de catastrophes climatiques, il est à craindre que des tyrans prennent le pouvoir. Et des extrémistes sans scrupules utiliseront à leurs fins les données que nous avons complaisamment laissées à portée de cloud.
Penser la décroissance n’est pas une manière archaïque de réfléchir à la progression du monde. C’est simplement une façon de repenser le sens de nos vies, ce pour quoi nous continuons d’exister malgré tout, de jauger la nécessité de nos besoins d’occidentaux et leur coût sur les populations pauvres et sur la planète.
Penser la décroissance c’est aussi prendre conscience que le changement n’a pas lieu qu’individuellement et que nous avons besoin de l’État, pas seulement de l’État français, mais de la volonté des décideurs des autres pays, en Europe et dans le monde pour inverser la balance, pour repenser les indicateurs de richesse et leurs modes de calcul.
Cela parait utopique et sans doute cela l’est-il. Mais dans l’Histoire, les lignes ont toujours bougé de cette manière. Il faut tirer fort d’un côté pour rééquilibrer une situation. Il s’agit là de réveiller les consciences et d’opérer une révolution socio-culturelle de notre mode de vie. Si nous nous y prenons maintenant, nous perdrons moins à l’arrivée et peut-être parviendrons-nous à préserver nos libertés. C’est plutôt en ce sens qu’il faut avancer.
Revenons un instant sur l’étymologie des mots « économie » et « écologie ».
Le préfixe « éco » vient du grec oikos, la maison, l’habitat, puis par glissement de sens, a désigné plus généralement le milieu, l’environnement
« -nomie » vient du grec nomos qui signifie la règle, la loi. L’économie, c’est déterminer les règles de gestion d’un foyer pour vivre le mieux possible selon ses ressources. Cette idée malheureusement s’est perdue au profit de l’action et a engendré une dérégulation là où au contraire nous devrions imposer des normes strictes, des garde-fous.
« -logie » vient du grec logos qui désigne le discours, la connaissance, la raison. L’écologie, c’est prendre connaissance de son environnement et permettre à l’homme de s’y adapter.
Ces deux termes, « économie » et « écologie », ne sont donc pas antithétiques. L’économie devrait se penser au regard de l’écologie et inversement.
Que va-t-on transmettre à nos enfants : travaille pour consommer ? Ou cherche à t’épanouir, à t’accomplir selon ce qui te tient intimement (activité professionnelle, engagement associatif, créativité, épanouissement du corps, préservation de la nature, reconnaissance de ses bienfaits) ?

La décroissance, c’est une autre manière d’être au monde et de le penser. C’est aussi une alternative au vote blanc.

  • Gwenael De Boodt :
Gwenael De Boodt

Pour un chêne dans les urnes : la décroissance.
Je suis candidat aux élections européennes au milieu d’une liste dont l’ordre a été tiré au sort et qui porte le nom de « Décroissance 2019 ». Les bulletins de cette liste (numéro 17) figureront très rarement dans les bureaux de vote. Pour ma part, je viens d’achalander sobrement aujourd’hui à bicyclette dans le département d’Ille-et-Vilaine les mairies de La Mézière, Melesse, La Chapelle-des-Fougeretz, Gévezé, Vignoc et Montreuil-le-Gast. Il y aura peut-être quelques autres bulletins dans les bureaux de vote du Rheu.
Chers amis, je vous envoie ce message au cas où vous voudriez signifier dimanche à l’autorité électorale, dans les urnes funéraires de la démocratie capitaliste, votre désaveu du dogme européen -mais aussi américain, russe, chinois -et j’en passe- de la croissance industrielle, numérique, financière, policière, militaire, publicitaire, mondaine, extractive, énergétique -et j’en passe encore- bref- de la croissance économique.
Des urnes funéraires qui, lorsqu’on les ouvre, ne délivrent plus que les cendres d’un incendie digne de celui du temple d’Ephèse, où les zéro-strates de la politique, acoquinée aux intérêts industriels et financiers, s’empilent en couches pesantes sur les nappes souterraines de nos désirs de simplicité, de poésie, de fraternité, de partage, de paix, de beauté dont on sait désormais qu’aucune croissance matérielle, fût-elle démocratique et encore plus durable, sous le vocable pernicieux de « développement », si ce n’est à continuer d’épuiser les ressources naturelles et la liberté de nos consciences, ne pourra réveiller l’âme ni le coeur.
Disons qu’à défaut d’être une forêt, le projet de décroissance économique est un chêne aussi robuste qu’irrécupérable par les discours technocratiques et les fonctionnements productivistes et libéraux. C’est un projet radical, qui doit s’accompagner d’une pratique collective et individuelle en rupture totale avec les chimères de la société de consommation. Il exige aussi que nous exercions nos savoirs et nos connaissances avec la sensibilité des poètes, contemplative, amoureuse, imaginaire, et ce dans des domaines qui ne nuisent pas à l’équilibre entre toutes les espèces qui habitent la terre, humaines, animales, végétales, minérales. Cela comprend aussi les choses que nous devons entretenir et réparer sans que des spécialistes nous assistent pour fomenter sur nous leur pouvoir ou celui de leurs maîtres. Il faut que les techniques redeviennent simples, faciles à mettre en oeuvre et contrôlables par toutes et tous et que nous exercions notre appétit prométhéen dans les choses de l’art et de l’esprit où tout peut être possible, le récit, le mythe, la tragédie, la violence, les excès, la démesure, sans que n’en soit oblitérée la vie sur terre.
Délivrons les urnes de la fatuité qu’elles renferment, des peurs dont elles sont le berceau, mettons-y notre écorce et notre refus de l’ignorance suicidaire. Plantons-y nos racines.
On verra bien dimanche, mais surtout et aussi après, dans nos choix, dans nos résistances, la singularité de nos actes.

  • Félix Zirgel :
Félix Zirgel

26 ans, Sundhoffen (68). Depuis la découverte du journal « La Décroissance », peu avant mon baccalauréat, je n’ai jamais pu recoloniser mon imaginaire. J’ai longtemps été de bonne volonté en tentant plusieurs des voies tracées par notre société. Mais de l’université au travail intérimaire en passant par le milieu éducatif, je me suis heurté trop souvent à l’absurde, le révoltant et la désespérance. Puis de lectures en lectures, de rencontres en rencontres et de luttes en luttes, j’ai compris qu’à défaut de solutions offertes, il nous fallait construire un ailleurs.
J’ai découvert l’entraide à Notre-Dames-des-Landes en y séjournant l’hiver 2015. Rencontré des esprits éveillés au contre-sommet pour le climat à Vénissieux durant la COP 21. Suis devenu récemment bénévole dans un média indépendant qui m’a ouvert les portes du parlement européen où tant de choses se jouent. Mais c’est lors de l’expulsion en 2018 de la ZAD du Moulin (GCO), près de chez moi, en me faisant gazer comme tant d’autres que j’ai définitivement compris que bien des personnes ne se veulent plus résignées et encore moins dans l’expectative.
Il y a eu ces dernières années de nombreux évènements qui demeureront indélébiles et qui, contrairement à la thèse d’une fin de l’Histoire, font naître dans les différents esprits, en France comme partout dans le monde, des convictions profondes ; signes avant coureurs de conflits d’idées mais aussi d’actes… comme jadis dans l’Histoire, assez proche de nous finalement.
A l’heure où le capitalisme, non content d’avoir avalé l’univers des services et des loisirs, s’immisce désormais dans la vie privée et les relations, il est urgent de se solidariser pour ne pas céder à la simple cupidité du marché les restes d’un monde où femmes et hommes peuvent encore choisir leurs destinées.
La simplicité, le partage, l’entraide, l’art et surtout la compréhension de la Nature en général, ces qualités si souvent rattachées aux doux rêveurs et aux utopistes, sont nos seuls professeurs garants d’une réelle transmission. Celle qui ne scie pas la branche sur laquelle on vit. Celle qui s’indigne lorsqu’on brevette le vivant. Celle qui indique les limites plutôt qu’une course inhumaine après des chiffres délirants. Celle qui nous apprend à cuisiner plutôt qu’à consommer, à planter plutôt qu’à déchiqueter nos paysages, à trottiner par la force de nos muscles et non grâce l’égérie nucléaire. Bref, à respecter le vivant.
Pour cela j’ai décidé de m’écouter enfin ; je suis désormais un artisan-relieur en manque de labeur, certes, mais déterminé à conserver ce savoir qui ne tient qu’à un fil, dessinateur de presse débutant parce qu’il faut prendre la parole et non l’attendre, puis candidat pour ces élections européennes afin de soutenir toutes celles et ceux qui désirent haut et fort moins de biens mais plus liens.

C’est quoi la décroissance ?

Décroissance ? Ça paraît simple : la décroissance est le contraire de la croissance. La croissance est systématiquement mise en avant par toutes les politiques de tous les pays du monde (excepté le Bhoutan). La « Sainte Croissance » est aujourd’hui à la fois l’objectif – qui dit ce qui est désirable – et le fondement – qui dit ce qui est juste.

Il faudrait donc croître pour croître, par principe.

C’est contre l’absurdité de cette illimitation que la décroissance se définit. On pourrait, pour ne rejeter aucun membre de la famille des décroissants, distinguer trois usages de ce mot « décroissance » :

  • la décroissance comme rejet ; être décroissant c’est être contre la croissance et son monde: c’est être anticapitaliste, antiproductiviste, antinucléaire, anti-OGM…
  • la décroissance comme projet ; être décroissant c’est rêver d’une société revenue à échelle humaine, fondée sur les valeurs de responsabilité écologique, de décence sociale, d’émancipation personnelle, de partage, d’éthique, de sobriété…
  • la décroissance comme trajet ; en partant de l’état actuel du monde, il va bien falloir une transformation radicale de nos modes de vie dont la boussole politique impérative sera la soutenabilité écologique.

Au sens strict, la décroissance politique
est seulement la décroissance comme trajet :
c’est l’ensemble des mesures politiques qui devrait permettre de repasser – démocratiquement –
sous les plafonds de la soutenabilité écologique
afin de retrouver des modes de vie décents (socialement) et responsables (écologiquement).

Résolvons tout de suite deux difficultés :

  1. Même ainsi strictement définie, la décroissance doit assumer une ambition politique généraliste. Parce que la croissance est d’abord la croissance économique, la décroissance est d’abord une décroissance économique;  mais elle est beaucoup plus que cela car la croissance est aussi tout un imaginaire qui a colonisé l’esprit de l’homme moderne : la décroissance est alors aussi une décolonisation de l’imaginaire. Cette généralité de la décroissance implique la politique au sens le plus élémentaire du terme : une définition de l’homme non pas comme un individu mais comme élément d’une vie sociale.
  2. La décroissance est beaucoup plus exigeante que l’objection de croissance. Objecter à la croissance, c’est bien mais quand les plafonds de la soutenabilité écologique sont dépassés, c’est  risquer de défendre un mode de vie insoutenable. Décroître c’est vraiment repasser sous ces plafonds : la décroissance est bien une diminution de la production et de la consommation, en réalité de toute la chaîne économique, c’est donc aussi une diminution de l’extraction et des déchets.


Évidemment, cette décroissance « trajet » n’est ni un objectif ni un fondement :

il ne s’agit pas de décroître pour décroître.

Au sens strict, la décroissance n’est
qu’une étape nécessaire, une parenthèse qu’on s’impose, une “époque” à assumer.

[La MCD propose le goût des limites comme fondement, et la vie sociale comme objectif : voir ce que nous appelons le “noyau philosophique” de la décroissance]

Maison Commune de la Décroissance : http://ladecroissance.xyz

Liste des candidat.e.s « Décroissance 2019 »

Ci-dessous la liste des 79 candidat.e.s de la liste « Décroissance 2019 » aux élections européennes du 26 mai prochain (telle que publiée au journal officiel le 04 mai 2019).

Plus d’ informations sur les candidats :http://decroissance-elections.fr/nos-candidats-temoignent/

Contact : decroissance2019(at)laposte.net (ou Onglet « CONTACT »)

Porte-parole :
Lionel CHAMBROT _ (54) _ 06 16 396 396 _ decroissancenancy(at)laposte.net

Porte-parole :
François VERRET _ (77) _ 06 84 62 34 29 _ francois.verret(at)orange.f

  1. Mme Thérèse DELFEL (57)
  2. M. Lionel CHAMBROT (54) (porte-parole)*
  3. Mme Flora SALLEMBIEN (34)
  4. M. François VERRET (77) (porte-parole)*
  5. Mme Valérie DUBILLARD (70)
  6. M. Raphaël MARTIN (13)
  7. Mme Sabine LEGRAND (75)
  8. M. Michel SIMONIN (54)
  9. Mme Virginie WAWRZYNIAK (54)
  10. M. Vincent BRUYÈRE (39)
  11. Mme Alice ANTOINE (92)
  12. M. Philippe GRIVET (70)
  13. Mme Annette ATTENOT (54)
  14. M. Félix ZIRGEL (68)
  15. Mme Claire NICOLAS (77)
  16. M. Muttiah YOGANANTHAN (38)
  17. Mme Véronique MONTAUDOIN (57)
  18. M. Valentin NORMAND (91)
  19. Mme Laetitia Carole MAITRE (38)
  20. M. Thierry BRULAVOINE (56)
  21. Mme Laétitia GIL (31)
  22. M. Thomas BEAUGÉ (13)
  23. Mme Fanny SCOPEL (54)
  24. M. Gérard VARINOT (54)
  25. Mme Charlotte TORRETTI (54)
  26. M. Dominique CHOMBEAU (59)
  27. Mme Delphine LIVET (59)
  28. M. Antoine BOURROUILH (75)
  29. Mme Agnès PETIT (54)
  30. M. Mathieu CANO (06)
  31. Mme Catherine FAUCOGNEY (70)
  32. M. Rémy PELLISSIER DE FÉLIGONDE (38)
  33. Mme Jacqueline VAUTRIN (54)
  34. M. Pascal BREGEON (37)
  35. Mme Claire CHARPENET (58)
  36. M. Guy CHALLANSONNEX (73)
  37. Mme Sophie BONETA (81)
  38. M. Boris COQUARD (24)
  39. Mme Pauline COUPÉ (54)
  40. M. Gwénaël DE BOODT (35)
  41. Mme Chloé DUBOCQ (56)
  42. M. Erick MONTAGNE (29)
  43. Mme Sandra SOZUAN (77)
  44. M. Simon MOULIN (49)
  45. Mme Brigitte WIECZOREK (54)
  46. M. Philippe LAHAYE (17)
  47. Mme Joan JAKOBOWSKI (54)
  48. M. Daniel AABYE-FOUCARD (06)
  49. Mme Marie-Thérèse FOUQUAY (LEVESQUE) (49)
  50. M. Thomas BÉZIAT (31)
  51. Mme Laurence Madeleine Berthe BRUNEAU (58)
  52. M. Patrick BLANDIN (84)
  53. Mme Evelyne LE GALL (91)
  54. M. Bertrand DECROIX (78)
  55. Mme Céline OHANA (70)
  56. M. Arthur HANON (22)
  57. Mme Valérie HAREL (14)
  58. M. Thierry JAUMOUILLÉ DIT KRUGER (44)
  59. Mme Catherine BAHL (39)
  60. M. Christian SUNT (30)
  61. Mme Marguerite ROGER (33)
  62. M. Julien CALON (02)
  63. Mme Florence BEZIAT (31)
  64. M. Alain VÉRONÈSE (94)
  65. Mme Marion Marie-Magdeleine CHARTIER (34)
  66. M. Nicolas BOTERF (67)
  67. Mme Florence GRUGEAUX (37)
  68. M. Antoine FORT LLABADOR (93)
  69. Mme Isabelle Christiane Claire RUISSEAU (91)
  70. M. Romain YVINEC (37)
  71. Mme Sylvie PECRIX (70)
  72. M. Richard CAGNY (13)
  73. Mme Violaine PRIME (38)
  74. M. Aboubakri M’BELIZI (77)
  75. Mme Mathilde STANISLAWIAK (54)
  76. M. Thomas RICHÉ (64)
  77. Mme Ursula NADLER (78)
  78. M. Michel René LEPESANT (26)
  79. Mme Céline MARTEL (25)

Présentation de Thérèse DELFEL, tête de liste « Décroissance 2019 »

La personne

Européenne de naissance puisque née en France de parents allemands de Roumanie qui avaient déjà quitté la Lorraine il y a deux siècles avant d’y revenir après la Seconde Guerre, et que j’ai été formée dans des pays anglo-saxons (études à Manchester et Édimbourg). Je suis enseignante de formation (anglais, allemand, français, ayant fait de très rares et brefs passages par l’Éducation Nationale en France). J’ai également suivi le cursus d’Écologie Générale et Sciences de l’Environnement de l’Université de Metz sous la direction du Pr Jean-Marie Pelt qui a mené chez moi à un fort désir d’expérimentations, notamment de vie en autarcie. J’ai par ailleurs passé 14 années hors de France, à Hong Kong, en Nouvelle Zélande, en Polynésie, ce qui m’a permis de découvrir d’autres cultures et modes de vie voire de me confronter à une autre perception du Monde. Actuellement et ce, depuis sept années, je vis en Moselle/Grand Est, en simplicité volontaire.

La simplicité volontaire

Selon que la personne soit citadine ou campagnarde, d’une génération ou d’une autre, d’un milieu social ou d’un autre et en tenant compte de toutes les circonstances de sa vie, différentes manières de vivre la simplicité volontaire se présentent. Aucune ne doit devenir une bible ou une norme et encore moins, un concours du/de la meilleur.e. Ici, il s’agit simplement de donner des éléments de compréhension. Trois axes majeurs pour vivre la simplicité volontaire au mieux du possible, rappelant non sans insistance, qu’elle se nomme aussi sobriété heureuse :

  1. produire une partie de sa nourriture, dans mon cas dans des jardins dont l’un m’est prêté par une voisine, donc en partage de convivialité, et en bio orientation permaculture ;
  2. se rapprocher autant que faire se peut d’un zéro déchet (par exemple j’en suis à ± deux poubelles par an, ce qui pousse nécessairement à un autre regard sur la consommation, un objectif « facilité » dans mon cas par des revenus sobres) ;
  3. se déplacer en se servant essentiellement de ses jambes, de transports en commun et/ou au moins, de covoiturage. Dans mon cas, pas de voiture, je me déplace souvent à pied ou en bus. En tout état de cause, se déplacer en conscience d’une empreinte à garder légère, pour déplacements ayant un sens.

L’Europe de la décroissance

L’Europe a une histoire, longue déjà, généreuse dans son esprit, qui ne doit pas la faire partir dans le leurre de la croissance verte ni se laisser phagocyter par haines et dissensions ! Pour corriger ses actuels dysfonctionnements, lobbying forcené, complaisance envers multinationales, industries destructrices et monde de la finance, soutien à agriculture et pêche intensive ou pétrochimique, il lui appartient de mettre ses énergies au service d’une échelle humaine préservée : impulser/garantir davantage d’équité sociale dans les pays membres, faire respecter les milieux vivants, y compris en faisant de l’agriculture biologique/permaculture/agro-foresterie sa priorité, en préservant rigoureusement les espaces naturels pour permettre une vie en santé, en apportant un soutien renforcé à la pêche artisanale, aux TPE/PME, et à tous les artisanats qui créent les vrais emplois, sains et pérennes. Au lieu de soutenir les industries automobile et aéronautique, il faut amener un allègement de l’empreinte écologique pour l’ensemble des citoyen.ne.s européen.ne.s, représentant.e.s/élu.e.s en tête, favoriser la préservation de l’essentiel, protéger les zones rurales, vitales, des différents pays, atténuer la concurrence entre pays membres et y promouvoir un modèle de coopération constructive.

Profession de foi : La décroissance, c’est le bon sens !

Profession de foi « Décroissance 2019 »

La décroissance sinon rien !

Notre société du gaspillage est à l’origine de l’épuisement des ressources, du changement climatique, de l’extinction des espèces, de l’augmentation des inégalités…
Ce constat est maintenant largement partagé, certains parlent même d’effondrement. Des spécialistes annoncent depuis 50 ans l’échéance pour la prochaine décade.
Pourtant, tous les partis continuent de prêcher une relance de la croissance et s’écharpent sur les moyens pour y parvenir.
Ils continuent de faire du problème la solution.

Le capitalisme a gagné sur toute la ligne, colonisant même l’extrême gauche avec sa foi en la science et son productivisme. Le sentiment d’impuissance est tel qu’individualisme et fuite en avant prédominent.
Comme si guerres, famines et épidémies étaient inéluctables. Comme si le suicide était préférable à une cure d’amaigrissement.
Le simple bon sens devrait pourtant nous suggérer que, lorsque les limites physiques sont dépassées et que la survie est en jeu, il faut faire machine arrière pour revenir à l’intérieur de ces limites.
La seule politique responsable est donc d’organiser une décroissance de l’empreinte écologique globale tout en augmentant la résilience de la société. Cela passe par une réduction du cycle extraction-production-consommation-déchets, par une baisse du niveau de vie matériel global et par un programme de transition économique qui garantisse l’essentiel du bien vivre aux plus nombreux..

La décroissance tout simplement

La liberté ne consiste pas à s’affranchir des limites, mais à en prendre la mesure pour construire des sociétés viables et souhaitables : nous rêvons d’une relocalisation de tous les produits de première nécessité dans des bio-régions autonomes, quasi autarciques, de la taille d’une province. Nous assumons nous inspirer du passé : on ne peut pas soutenir que les choses s’aggravent et, en même temps, que c’était pire avant.


Nos étapes pour préserver l’avenir, dès à présent, sont les suivantes :

  • Production : donner à des conventions de citoyens le droit de refuser certaines productions, d’imposer des normes afin de sortir du gaspillage et de l’obsolescence programmée. Supprimer ou taxer lourdement la publicité, le luxe, les bolides urbains, les produits toxiques, les grandes surfaces, le nucléaire, les technologies abrutissantes.
  • Commerce : sortir évidemment de tous les traités européens de libre-échange, conçus depuis le début pour enrichir les riches en rendant les gens captifs d’un approvisionnement lointain et assumer un protectionnisme douanier, y compris régional, qui permette une relocalisation effective des productions.
  • Fiscalité : faire porter la fiscalité non plus sur la ressource abondante – le travail – mais sur celles en voie de raréfaction, comme l’énergie et les matières premières pour les économiser. Taxer équitablement le kérosène et le fuel des bateaux et des camions. Instaurer un revenu maximum, car la richesse excessive est une atteinte à la décence commune. Instaurer des quotas carbone individualisés pour garantir à tous un minimum d’énergie.
  • Monnaie : multiplier les monnaies pour affaiblir la finance : rétablir des monnaies publiques locales, régionales et nationales, à côté d’une monnaie commune remise à sa place.
  • Migration : sortir des fables libérales sur la liberté de circuler, qui justifient l’errance économique au service de l’exploitation salariale, alors que chacun aspire d’abord à pouvoir vivre dans son pays. Savoir cependant intégrer les migrants chassés par le changement climatique et par nos guerres néocoloniales pour les ressources.
  • Agriculture : arrêter les grands travaux inutiles consommateurs de foncier pour financer un « plan Marshall » en faveur d’une alimentation saine de proximité : nourrir à nouveau les villes par leurs campagnes, réformer l’enseignement agricole pour réintroduire une polyculture-élevage paysanne en circuit court. Régénérer les sols et créer de nombreux emplois avec la permaculture. Garantir un droit au jardinage au moyen d’une réappropriation foncière par les communes. 
  • Démocratie :  rapprocher les décisions des citoyens en relocalisant la politique dans les  provinces, les pays et les communes. Pour y parvenir, instaurer chaque année des référendums d’initiative citoyenne et des assemblées populaires tirées au sort, comme un Sénat des peuples européens disposant d’un droit de veto.

En marche pour la décroissance !

_ Appel à participation _ Europe Décroissance 2019

Bonjour à toutes et à tous.

Sans faire l’unanimité parmi les décroissants, les participations électorales constituent depuis plus de 10 ans un mode d’expression pratiqué par certains d’entre nous. Ces expérimentations font partie de la diversité des initiatives décroissantes, permettent de défricher de nouveaux chemins et rendent possible l’appropriation des contraintes et des potentialités offertes par les élections.

Au delà du consensus d’une démocratie directe locale, cohérente avec la relocalisation des activités en bio-régions autonomes, nous jugeons important de préciser les étapes de transition vers la soutenabilité écologique des macro-systèmes de production et de distribution très centralisés dont dépend aujourd’hui la vie de millions de personnes.

Réfléchir au pouvoir exclusivement en terme de démocratie locale, au prétexte qu’elle seule permet un contrôle direct « par la base », c’est s’enlever un droit de regard sur la gestion de ces macro-systèmes qu’on veut voir décroître, et laisser le champ libre à ceux qui veulent les faire croître encore, jusqu’à leur effondrement.

C’est pourquoi nous proposons, à côté de nos engagements respectifs, de travailler jusqu’au 26 mai à la médiatisation et à la visibilité des idées de la Décroissance, de ses acteurs et de ses messagers, autour d’une initiative électorale qui laisserait la plus grande place possible au tirage au sort, à la démocratie directe et au foisonnement des approches décroissantes.

Étant donné les délais et les moyens limités dont nous disposons nous proposons de faire essentiellement une campagne de communication participative et numérique afin que la décroissance soit présente à l’occasion du suffrage universel du 26 mai 2019.

Je souhaite être (plusieurs choix possibles) : (à nous envoyer au mail ci-dessous)

  • porte parole > je contacte les média tous les matins, je suis facilement mobilisable et je valorise mes petits camarades
  • messager > je communique sur mes travaux, mes recherches, mes expérimentations dans le cadre de l’initiative
  • soutien de la liste sans être candidat > j’associe mon image et mon nom à l’initiative
  • facilitateur d’organisation et administrateur > je participe aux réunions à distance, met en place des outils collectifs. Je m’occupe des papiers et des démarches officielles
  • rédacteur et créateur de contenus > je réponds aux sollicitations, je rédige des communiqués de presse, je réagis à l’actualité, je propose des slogans, des tweets. Je relis et met en forme des textes, je réalise des dessins, des vidéos, le clip de campagne, etc.
  • soutien financier > je peux déduire de mes impôts les 2/3 des montants donnés
  • je souhaite m’investir sur un autre point :
    ______________________________________________
  • Nom, Prénom :
    N° de téléphone :
    Courriel :


Merci pour votre implication !

Le groupe d’initiative Europe Décroissance 2019
Contact : decroissance2019(at)laposte.net

Revue de presse – Européennes 2019

  • François Verret face à Jean-Jacques Bourdin :
François Verret sur RMC

+ version vidéo de cette interview RMC : https://youtu.be/r104-oLJ9qw

  • Thérèse DELFEL sur Europe1 le 23 mai :
Thérèse DELFEL sur Europe1
  • François Verret sur BFMTV :
Intervention d’une minute de François VERRET sur BFMTV (!)

ARTICLE LOCAUX :

Article local (Moselle) : http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/politique/2876-europeennes-une-candidate-du-saulnois-sur-la-liste-decroissance

Local (Haute-Saône) : https://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2019/05/21/cinq-haut-saonois-candidats-sur-la-liste-decroissance