Les Européennes : quel regard portons-nous sur le Nord-Pas-de-Calais et ses dossiers ?

A la demande de DailyNord, qui en a fait un article, les candidats Europe décroissance Nord-Ouest de la région ont répondu à un questionnaire que nous publions aussi.

– D’après vous, quel est le projet emblématique que l’Europe a réalisé en Nord-Pas-de-Calais?

L’Union Européenne, par la PAC, subventionne l’agriculture intensive et productiviste, qui a appauvri les sols, dégradé l’environnement en même temps que notre santé. Les populations des zones urbaines sont dépendantes de l’importation pour se nourrir, tandis que les terres agricoles des zones rurales sont concentrées dans les mains de quelques gros exploitants. Cela est particulièrement visible dans notre région, qui est l’une ayant le plus petit nombre d’exploitations bio, alors qu’elle est une des plus peuplées. Il est nécessaire de rompre avec la Politique Agricole Commune, pour favoriser une agriculture paysanne, locale, et biologique garante d’une alimentation de qualité et de l’autonomie des territoires.

– Qu’est-ce que l’Europe a bien réussi dans la région Nord-Pas-de-Calais ?

L’Union Européenne a réussi de nombreuses choses dans le Nord-Pas-de-Calais, qui est devenu une zone de transit pour les capitaux, les marchandises, mais aussi les migrants en quête d’une vie meilleure. Ces réussites se situent dans le domaine de l’ultralibéralisme, privilégié par Bruxelles. La région est un peu représentative de ce qui se passe en Europe : concurrence libre et non faussée (avec pourtant des aides publiques à l’installation, comme pour Amazon à Lauwin-Planque), libre circulation des marchandises et des capitaux, mais surtout pas de toutes les personnes : alors que certains n’ont aucun droit, les non-ressortissants de l’UE, les autres doivent faire face à l’injonction d’hypermobilité.

– Qu’est-ce qu’elle n’a pas réussi d’après vous?

Selon nous, ce qui a bien fonctionné pour l’UE est justement ce qui n’a pas fonctionné. La mise en concurrence des territoires a entrainé une surenchère de grands projets inutiles, comme le grand stade (Pierre Mauroy), Lillenium, la ligne Très Haute Tension Avelin-Gavrelle, et même le Louvre-Lens. En matière énergétique, la région est menacée par l’exploitation des gaz de houille et par la centrale nucléaire de Gravelines. Où est l’Europe sociale tant vantée ? Où est cette Europe des peuples, mais surtout pour les peuples ?

– Quel regard portez-vous sur la mandature écoulée et l’action des députés?

Pour porter un regard, il faudrait pouvoir voir. Or les institutions européennes sont opaques et difficilement compréhensibles, notamment parce qu’elles sont très peu expliquées et très complexes. Qui sait qui sont les députés européens sortants ? Qui sait ce qu’ils-elles ont défendu ? Quel est le bilan des sortants ? Même en cette période de campagne, aucun-e ne s’exprime sur ce qui a été fait durant cinq ans.

– Que proposez-vous de nouveau ?

Notre proposition tient en un mot : la décroissance. La course à la croissance, éternelle promesse de jours meilleurs, ne fait qu’accroître les inégalités et provoque des désastres écologiques. Il faudrait sans cesse produire et consommer plus, alors que notre mode de vie n’est déjà pas soutenable. Face à l’absurdité de ce modèle, nous affirmons que la décroissance est nécessaire, pour une société sobre, égalitaire et réellement démocratique. Pour ces élections, nous mettons en avant six propositions, en lien direct avec cette Europe dont nous ne voulons plus.
Rupture écologique dans la politique énergétique et industrielle pour notamment tendre à la sobriété énergétique, l’arrêt du nucléaire, la non-exploitation des gaz de schistes ;
Souveraineté alimentaire, en rompant avec la PAC et en proposant une politique agricole qui favorise l’agriculture paysanne ;
Souveraineté monétaire, par la sortie de la monnaie unique et l’émission de monnaies locales complémentaires couplé à une monnaie commune ;
Contre les Traités commerciaux de libre-échange : pour des Traités de coopération et la relocalisation par le protectionnisme ;
Rupture avec la politique de mégapoles qui organise la mise en concurrence de pôles de compétitivité ;
Libre circulation des personnes sans aucune distinction.

– Que peut faire l’Europe pour le chômage en Nord-Pas-de-Calais?

La croissance ne créé pas d’emploi, et les emplois créés sont des emplois artificiels qui ne répondent pas nécessairement à des besoins, et sont donc parfois néfastes à tout point de vue. Il est donc nécessaire d’imaginer d’autres manières de répartir les richesses et les rôles de chacun (c’est-à-dire notre activité) autrement que par l’emploi salarié contraint, et autrement que par la croissance du PIB. Assurer un minimum pour tous, cumulable avec un salaire ordinaire, et définir un plafond au-delà duquel on empièterait sur le bien-être et l’avenir des autres, notamment les habitants du Sud et les générations futures.
Cela passe par la gratuité de certains services et ressources quand il s’agit du « bon usage », couplé au renchérissement de la même ressource quand il s’agit du mésusage. Par exemple, l’eau devrait être gratuite pour les besoins vitaux, notamment lorsqu’elle est bue, et beaucoup plus chère pour ceux voulant remplir leur piscine. Les notions de bon-usage et de mésusage seront l’occasion de vrais débats démocratiques.
Cela passe aussi par la mise en place d’un revenu sans condition pour tou-te-s cumulable avec un autre revenu, dans le but de ne plus être contraints d’accepter des emplois qui sont juste au service de la croissance. Ce revenu inconditionnel devra être associé à un revenu maximal à définir à l’issue d’un débat de société.

– Que pensez-vous du dumping social, notamment concernant le transport routier de marchandises pour laquelle la région est particulièrement concernée?

Le dumping social est la conséquence logique de l’idéologie libérale inspiratrice de l’Europe dès son origine. Il est à combattre par des mesures efficaces mais qualifiées depuis bien longtemps de liberticide et de totalitaire : le protectionnisme.  La protection des usages, celle des pratiques culturelles, celle des ressources des territoires, doivent s’étendre au niveau régional pour permettre et inciter à une  économie  de  subsistance,  par  le  rétablissement  de  droits  de  douane régionaux et de quotas d’introduction mais aussi d’exportation. Les échanges non-marchands doivent pouvoir se faire entre bassins de vie sur la base de la nécessité et de la coopération, et non pas de la compétition.

– Que pensez-vous de la situation à Calais ?

La situation à Calais est indigne car ultra-sécuritaire. Une véritable chasse à l’homme y est menée. Cette situation nauséabonde permet à des figures extrémistes et fascistes de pouvoir prendre la parole dans l’espace public, ce qui favorise le développement de la pensée raciste et xénophobe. S’il y avait réellement une liberté de circulation des personnes, le problème n’existerait pas.

– Quelle est votre position par rapport à la centrale nucléaire de Gravelines et à la construction du grand méthanier à Dunkerque?

Ces infrastructures illustrent une politique de développement d’un autre temps, puisqu’elle ne prend absolument pas en compte l’épuisement des ressources, sans parler de la politique néocolonialiste menée pour extraire l’uranium en Afrique notamment. De plus, cette politique est centralisée et étatique, et ne prépare en rien les changements nécessaires à notre modèle de société, mais en prolonge plutôt l’agonie. Que va-t-on faire des déchets radioactifs ? Une politique de décroissance permettrait entre autres l’arrêt immédiat des centrales nucléaires et rendrait ces infrastructures caduques. La perte d’emploi engendrée par la fermeture ou la non-ouverture de ces infrastructures serait compensée par d’autres créations d’activités : développement des énergies renouvelables, culture, lien social, agriculture …

– La région étant transfrontalière, que pensez-vous de la ré-instauration du contrôle aux frontières, de la libre circulation des hommes et des marchandises?

L’Union Européenne exploite les personnes et ressources des pays pauvres, tout en fermant ses frontières. Un nombre effrayant de personnes meurent en tentant d’immigrer en Europe. Cette barbarie doit cesser ! Chacun doit être libre de traverser les frontières extérieures de l’Europe, et d’y circuler. Les conditions de vie entre pays riches et pauvres doivent être équilibrées, par l’effacement des dettes illégitimes, et le refus de favoriser le profit au détriment des populations, par la fin de la collaboration avec le FMI, les multinationales ou les dictatures. Dans le même temps, le protectionnisme doit être mis en place : les hommes et les idées sont plus importants que les capitaux et les marchandises !

– Souhaitez-vous ajouter un point, concernant la région Nord-Pas-de-Calais, qui n’aurait pas été abordé?

Dans une logique de convergence, nous appelons, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, à construire une autre coopération entre les peuples, en mettant nos décideurs face à leurs contradictions, et à faire campagne : cette élection est l’occasion de s’informer, de se mettre en réseaux, de rencontrer et surtout d’initier des démarches, initiatives, idées et collectifs avec les habitants. La résistance, les initiatives et l’expérimentation, c’est maintenant ! Plusieurs moments forts arrivent dans la région, et notamment à Lille, avec la semaine de la décroissance du 2 au 8 juin, et Alternatiba, les 4 et 5 octobre prochains.

Européennes : Tristan Duval, l’autre tête de liste saint-quentinoise

Au rayon des candidatures « décalées », la liste Europe Décroissance est emmenée par un Saint-Quentinois, étudiant à Lille et… tiré au sort.

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Source : http://www.aisnenouvelle.fr/

Il a 23 ans, il est étudiant en master 2 de Sciences politiques à Lille et le voilà tête de liste aux élections européennes du 25 mai prochain.

Tristan Duval, dont le père est président de la CAF de Saint-Quentin, est le leader de la liste « Europe Décroissance », un mouvement plus qu’un parti, qui milite depuis quelques années pour un nouveau modèle de société, « prône une rupture écologique et sociale ».

« Face à l’absurdité de ce modèle de société, qui épuise les ressources naturelles, accroît les inégalités et génère des désastres industriels, sociaux et écologiques, nous affirmons que la croissance n’est pas la solution. La croissance est le problème », professent les militants.

Sur cette base, les adhérents développent une série de propositions alternatives, comme l’émission de monnaies complémentaires, la fin de la PAC et le retour à une agriculture paysanne, l’arrêt du nucléaire. Et, à contre-courant, la libre circulation des personnes, sans aucune distinction. « C’est un peu provocateur et c’est pour couper court à l’amalgame qu’on fait parfois avec le FN, qui reprend beaucoup d’idée de gauche en réalité. »

Car les adeptes de la décroissance se situent volontiers « entre gauche radicale et écologie politique ». Pour constituer leur liste, ils ont lancé un appel, tiré au sort les vingt noms obligatoires, puis leur tête de liste.

« On n’a pas bâti autour d’une personnalité, on a commencé par le collectif et désigné une tête de liste, mais seulement parce que c’est obligatoire », fait observer Tristan Duval.

Lors des élections municipales de mars dernier, les « objecteurs de croissance » ont présenté une liste à Lille, appelée « église de la très sainte consommation » et conduite par Alessandro di Guiseppe, dont le clip de propagande a fait sensation. Au 1er tour, elle a recueilli 1978 voix et 3,55 % des voix. Soit plus que Lutte ouvrière ou NPA.

« Entre les deux tours, Martine Aubry a fait notre éloge », se vante Tristan Duval, lequel avait déjà été candidat à Lille lors des législatives de 2012, ne recueillant que quelques voix. Il n’aura pas davantage de moyens financiers cette année. « On va essayer de trouver un peu de sous pour imprimer des affiches, mesure-t-il. On a prévu d’imprimer des circulaires, avec le bulletin de vote à découper. Il n’y aura pas de bulletins dans les bureaux de vote, on n’a pas les moyens. »

Pas d’argent, pas de bulletins, et quasiment pas de campagne, même si l’étudiant lillois envisage une éventuelle visite à Saint-Quentin et Amiens.

Ce type de candidature, loin de constituer un cas isolé, ne contribue-t-il pas à discréditer le scrutin européen et à doper l’abstentionnisme ? « Je ne vois pas en quoi on décrédibilise le scrutin, c’est plutôt le scrutin qui se décrédibilise tout seul, rétorque Tristan Duval. Par exemple, il y a 22 listes dans le nord-ouest, combien il y a aura de bulletins à l’arrivée dans les bureaux de vote ? Ça veut dire qu’il y en a qui peuvent se présenter et pour qui on ne peut pas voter. »

Des Décroissants se présentent aux élections européennes

Cinq liste « décroissantes » se présentent aux élections européennes. Avec une conviction : « la croissance n’est pas la solution, mais le problème » et un programme, qu’elles présentent ici.

Source : http://www.reporterre.net/


Sans céder à la sinistrose ambiante, Europe Décroissance présente cinq listes dans cinq régions aux prochaines Européennes. Nous affirmons que la croissance n’est pas la solution : la croissance est le problème.

Aujourd’hui il est clair que la rationalité est avec nous. La décroissance choisie est la seule voie pour éviter la décroissance subie et le chaos qui accompagnera l’effondrement programmé.

Il n’y a pas d’autre alternative, comme disait quelqu’un, qui n’était pas de nos troupes… Face à l’absurdité de ce modèle de société, qui épuise les ressources naturelles, accroît les inégalités d’une manière obscène et génère des désastres industriels, sociaux et écologiques, nos propositions politiques visent à réduire les inégalités en même temps que notre empreinte écologique, trois fois trop grande dans notre région du monde.

Nous nous appuyons sur quelque chose qui existe déjà : la société civile regorge de personnes sensibles à la dégradation du monde et aux équilibres sociaux. Elles travaillent à l’émergence d’alternatives concrètes. Nous encourageons ces initiatives tout en nous impliquant largement dans cette forte dynamique.

Pour ces élections, nous mettons en avant huit propositions, en lien direct avec cette Europe dont nous ne voulons plus.

1) Souveraineté alimentaire : en rompant avec la PAC et en proposant une politique agricole qui favorise l’agriculture paysanne et la biodiversité, sans OGM et sans agro-carburants. Il faut sortir du pétrole et de son monde, cause principale des émissions de gaz à effet de serre. Nous organiserons la relocalisation des productions et des consommations en privilégiant les circuits courts et nous repensons en conséquence tout ce qui concerne la mobilité et le commerce longue distance.

2) Souveraineté monétaire : par la sortie de la monnaie unique et le droit à l’émission de monnaies complémentaires couplées à une monnaie commune.

3) Contre les traités commerciaux de libre-échange et pour des traités de coopération et de relocalisation ouverte. Dans notre Europe, une complicité de fait avec les sociétés transnationales est avérée : aucun des 28 états de l’UE n’a refusé de donner son accord à la Commission Européenne non élue qui a négocié l’abominable TAFTA avec les Etats-Unis. Une telle unanimité devrait faire douter des intentions de cette « belle » Europe : cela va bien au-delà du simple lobbying !

4) Une rupture avec la politique de mégapoles qui organise la mise en concurrence des territoires.

5) Une rupture écologique dans la politique énergétique et industrielle pour notamment tendre à la sobriété énergétique, l’arrêt du nucléaire civil, la non-exploitation des énergies fossiles non conventionnelles et l’utilisation des énergies renouvelables locales.

6) La maîtrise et le juste partage des ressources au niveau local pour éviter les déplacements contraints des populations et l’errance économique, afin que la misère ne suscite plus l’émigration.

7) Une sortie d’urgence du nucléaire militaire en France et en Europe, une rupture radicale avec la politique guerrière et coloniale française (Libye, Mali, Syrie, Centrafrique…) et une rupture avec la politique étrangère de l’Union Européenne, à la remorque de l’impérialisme étatsunien.

8) Un soutien actif à ce qui fait la culture européenne et notamment la diversité linguistique face à l’impérialisme de l’anglais.

Dans une logique de convergence, nous appelons à construire une autre coopération entre les peuples, en mettant nos décideurs face à leurs contradictions. Cette élection est l’occasion de s’informer, de se mettre en réseaux, de rencontrer et surtout d’initier des démarches, initiatives, idées et des collectifs avec les habitants.

Face à l’effondrement qui vient, la résistance, les initiatives et l’expérimentation, c’est maintenant. Notre but n’est ni de prendre le pouvoir ni d’imposer aux autres une manière de vivre. Et les électeurs d’Europe Décroissance devront télécharger leur bulletin. Nous ne sommes pas dans une stratégie électoraliste !

Mais dans une stratégie de masse critique, nous proposons de reprendre le « pouvoir » dès maintenant, avec tous ceux qui le souhaitent, en imaginant d’autres manières de produire, d’échanger et de vivre ensemble, que nous pouvons mettre en place dès maintenant avec ou sans les institutions.

A l’heure d’un tournant dans l’histoire de l’Humanité, il n’est pas inutile de souligner la dimension humaniste de la Décroissance : nous faisons le pari de la nécessaire raison, que l’on peut appeler spiritualité ou sagesse (peu importe) mais cette part qui est en l’Homme contre sa part sombre, démesurée et exacerbée par le broyeur de la société croissanciste dont l’emballement incontrôlé est l’horizon officiel.


- Les bulletins de vote sont à télécharger sur Décroissance-Elections


Source : Courriel à Reporterre de Europe Décroissance

Photo : Wikipedia

Lire aussi : « La décroissance permet de s’affranchir de l’impérialisme économique », Entretien avec Serge Latouche.

Les chemins de la Décroissance

Une grande partie du mouvement s’accorde sur une stratégie de masse critique s’appuyant sur les 4 niveaux politiques de la Décroissance : la sphère privée, les alternatives collectives et concrètes, la pensée du projet de transition et de l’après-croissance et la visibilité. L’action combinée, dans le respect de cette diversité, permet d’atteindre un seuil critique de citoyens rendant possible l’accélération d’une transition qui est déjà en marche.

Détaillons brièvement ces quatre niveaux :

• Le niveau individuel : à travers la simplicité volontaire, chaque individu cherche à vivre en cohérence avec l’objection de croissance en diminuant son empreinte écologique et en s’impliquant dans l’économie sociale et solidaire. Il n’y a pas de « brevet du parfait petit décroissant », chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses conditions de vie. Ce niveau reprend aussi la notion de décolonisation de l’imaginaire.
• Le niveau collectif : expérimenter d’autres manières de vivre ensemble, d’autres pratiques cohérentes avec les valeurs anticapitalistes et antiproductivistes. Ces alternatives concrètes permettent de « faire exemple », d’élargir le champ des possibles en développant des modes de production et de consommation qui pourront être repris et adaptés par d’autres collectifs, voire par les pouvoirs publics (notamment à l’échelon local).
En guise d’exemples d’alternatives concrètes soutenables et conviviales, nous pouvons citer les monnaies locales qui donnent du sens à l’échange ou les systèmes d’échanges locaux, les habitats coopératifs, les jardins partagés, la mise en place de ressourceries ou d’atelier-vélos. C’est aussi entreprendre au sein d’une SCOP autogérée, ou plus globalement initier un processus de « ville en transition » ou expérimenter la permaculture.
Ces alternatives, qui constituent un panel d’exemples, participent surtout à la prise d’indépendance de l’individu et de la communauté locale par rapport à la main invisible du marché ainsi qu’à la main plus directe de l’État. Elles sont de formidables outils d’expérimentation de ce que pourraient être des sociétés de Décroissance. Elles constituent le socle du changement. Elles sont sources d’inspiration, mais ne suffisent pas à elles seules.
• Le projet : les ouvrages, les conférences et les congrès ne manquent pas pour construire le projet de transition vers les sociétés de Décroissance. Comment vivre avec moins de pétrole ? Comment relocaliser ? Comment s’adapter aux villes déjà existantes ? Comment recréer du lien social ? Quelle culture, quelle école ? Pour résumer, comment faire une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et souhaitables de Décroissance en réfléchissant à ce qu’elles pourraient être.
• La visibilité : selon les talents des uns et des autres, les OC rendent visible la Décroissance à travers l’organisation de rencontres-débats, de manifestations traditionnelles, d’actions antipub ou de désobéissance civile, de passage dans les médias, de publications et la participation à des élections de manière non-électoraliste.
L’articulation entre ces différents niveaux est fondamentale et reste à construire. L’enjeu est bien de créer des liens, des passerelles et des solidarités entre ces différentes initiatives sans en privilégier une plus que l’autre.
Les problèmes sociaux et environnementaux de notre système ne pourront être résolus ni en ajustant quelques paramètres à la marge, ni par les seules démarches individuelles. Il faut agir collectivement et changer la société en s’appuyant sur ces quatre niveaux, chaque OC s’appropriant le chemin où il se sent le mieux. Il y a autant de chemins vers la Décroissance que d’objectrices et d’objecteurs de croissance. L’enjeu est d’arriver à cultiver cette diversité en construisant un réseau horizontal solidaire et autocritique de collectifs locaux et/ou thématiques.

Le but est de créer une convergence et de commencer à construire, expérimenter, ce que pourrait être demain des sociétés de Décroissance.
Notre stratégie politique s’inscrit dans une rupture avec l’illusion que, pour changer la société, il faudrait d’abord et obligatoirement prendre le pouvoir. Au contraire, nous pensons qu’il faut lutter contre les pouvoirs, commencer ici et maintenant, sans attendre. Toutefois, nous soutenons les Objecteurs de Croissance qui choisissent de promouvoir la Décroissance dans d’autres partis et mouvements politiques. Ces démarches sont complémentaires et s’inscrivent dans une stratégie à la fois de transition, partant de la société telle qu’elle existe aujourd’hui (système de parti, démocratie limité à son seul outil de représentativité), la prise de pouvoir peut être un outil temporaire de transition, et aussi de convergences. C’est pourquoi nous participons à des élections, avec une distance critique et même pour en dénoncer les limites. Nous travaillons régulièrement avec des partis et mouvements politiques de gauche et/ou écologistes. On retrouve d’ailleurs des OC actifs dans ces structures. Nous devons, sans rien nous interdire, essayer d’inventer, expérimenter et construire de nouvelles formes d’organisations politiques.

Si des changements sont déjà en cours, ils ne peuvent s’enraciner durablement qu’avec des citoyens engagés, impliqués et acteurs de leur propre vie. C’est pourquoi nous parlons de transition, partant de la situation psychologique, culturelle, sociale mais aussi institutionnelle et politique présente, transition qui ne peut être que démocratique. Aujourd’hui, des exemples issus de pays touchés par des plans d’austérités aux conséquences dévastatrices, confortent l’idée d’une convergence de cette récession subie vers la Décroissance choisie. Ainsi, Détroit est devenue un laboratoire de la transition vers le post-industrialisme après 25 ans de récession terrible. En Grèce, en Espagne ou en Hongrie par exemple, des citoyens poussés à bout par les plans d’austérité successifs rejoignent et s’approprient des alternatives concrètes initiées antérieurement par d’autres dans une logique de Décroissance.

L’enjeu est d’éviter d’avoir à subir tous les maux de cette récession, de ces plans d’austérité et d’initier le plus vite possible cette Décroissance choisie.

Extrait de « Un projet de Décroissance ».
Pages 30 à 35 http://www.projet-decroissance.net/

Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet, Anne-Isabelle Veillot.
Co-auteurs d’ « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie » , préface de Paul Ariès. Les éditions Utopia

Télécharger vos bulletins de vote pour les 5 circonscriptions (ainsi que les affiches et les circulaires)

. Les bulletins seront à télécharger ci-dessous en cliquant sur les images.

Une fois imprimé et découpé, votre bulletin de vote doit avoir un format de de 148 x 210 millimètres exactement.
Cliquez sur « taille réelle » (ou 100% selon votre logiciel) pour imprimer au bon format.
Il doit être imprimé en noir et blanc (pas en couleur) et sur du papier au grammage entre 60 et 80 gr

De plus, sachez que électeurs sont autorisés à déposer des bulletins de vote le jour du scrutin, à la condition que ça soit accepté par  le président du bureau de vote

Quant aux affiches et aux circulaires, c’est légal d’en coller et distribuer par vos propres moyens.
Ne vous gênez pas, mais ne vous trompez pas de panneau :
l’Est en n°2, l’IdF en n°5, l’Ouest en n°19, le Centre en n°2, le Nord-Ouest en n°7.

http://decroissance-elections.fr/
Adresse de contact nationale : decroissance-elections-coordination@lists.riseup.net
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EUROPE-DECROISSANCE NORD-OUESTCliquez pour télécharger le bulletin de vote
(bouton droit de la souris « enregistrer la cible du liens sous … »)

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(bouton droit de la souris « enregistrer la cible du liens sous … »)

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Cliquez pour télécharger l’affiche
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Cliquez pour télécharger l’affiche
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EUROPE-DECROISSANCE ILE-DE-FRANCECliquez pour télécharger le bulletin de vote
(bouton droit de la souris « enregistrer la cible du liens sous … »)..

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(bouton droit de la souris « enregistrer la cible du liens sous … »).

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EUROPE-DECROISSANCE OUESTCliquez pour télécharger le bulletin de vote
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EUROPE-DECROISSANCE CENTRECliquez pour télécharger le bulletin de vote

Cliquez pour télécharger l’affiche
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AUTRES REGIONS

La France est découpée en 8 grandes circonscriptions lors de ces élections européennes.
Nous ne sommes parvenus à couvrir que 5 de ces 8 circonscriptions

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Pourquoi le téléchargement des bulletins de vote ? : réponse ici

Démographie et écologie, le sujet tabou

Conférence-débat

le jeudi 15 mai de 19 h à 21 h au 8 rue de la banque – 75002 PARIS

salle des expositions (1er étage de la Mairie du 2e arrondissement) – métro Bourse

Démographie et écologie ne font pas pour l’instant bon ménage. Les démographes ne s’occupent que de population et chiffrent les perspectives en attendant un miracle : la transition démographique. Les écologistes se préoccupent de l’état désespéré de la planète mais ne veulent pas incriminer la population : ainsi le parti Europe Ecologie – Les Verts (EELV) ignore ostensiblement la question démographique. C’est pourquoi la conférence-débat « Démographie et écologie, le sujet tabou » peut aider à une prise de conscience : démographie et écologie sont inextricablement liées, qu’on veuille le reconnaître ou non.

Animateur des débats : unE membre de l’association organisatrice JNE (Journalistes pour la nature et l’écologie)

Intervenants :

  • Denis Garnier, représentant de l’association « démographie responsable »
  • Gilles Pison, démographe, membre de l’INED
  • Michel Sourrouille, coordinateur du livre « l’urgence écologique de repenser la démographie »
  • Christian Sunt, représentant du Mouvement des objecteurs de croissance

(entrée libre, mais nombre de places limité)

 

Le mode d’existence de l’humanité en tant qu’espèce vivante doit s’inscrire dans ce que nous appelons « espace écologique », c’est-à-dire la limitation de tous nos projets entre un plancher et un plafond. Pour nous la liberté ne consiste pas à franchir sans cesse les limites mais à vivre en commun dans les limites de l’équilibre des écosystèmes.

C’est donc bien toute une organisation sociale en tant que telle dont nous rêvons. Pour vivre dignement, la simple « juste redistribution des richesses » ne suffit pas si on ne redéfinit pas les besoins, leur mode de production (de l’aval des « ressources » à l’amont des « déchets ») et les limites que la préservation de nos écosystème nous imposent. Quand au partage de ces biens et des tâches (en particulier les plus pénibles), il doit se faire dans un souci d’égalité des revenus, pour tous, par une diminution du temps de travail, par la gratuité d’accès et d’usage et non dans un modèle de mise en concurrence de tous par tous.

Europe-Décroissance présente 5 listes aux élections européennes 2014

.Les bulletins de vote ne seront pas présents dans les bureaux de vote,
Ils seront à télécharger sur le site http://decroissance-elections.fr/ et sur les sites locaux

http://decroissance-elections.fr/wp-content/uploads/2012/04/mocppld_x.jpg
Adresse de contact nationale : decroissance-elections-coordination@lists.riseup.net
Voir en bas de page les contacts et les sites web régionaux

Europe-Décroissance est un groupe de personnes qui ne cède pas à la sinistrose ambiante. C’est pourquoi nous nous engageons avec ces élections européennes, dans une campagne qui prône une rupture radicale écologique et sociale.
Alors que notre société accumule les impasses, environnementale, économique, sociale, culturelle et politique, nous refusons la solution de l’éternelle course à la Croissance. Face à l’absurdité de ce modèle de société, qui épuise les ressources naturelles, accroit les inégalités et génère des désastres industriels, sociaux et écologiques, nous affirmons que la croissance n’est pas la solution. La croissance est le problème.
Pour toutes ces raisons, la Décroissance est nécessaire. Au contraire de la récession subie, de l’austérité imposée, la Décroissance vise à réduire les inégalités en même temps que notre empreinte écologique.
Une transition est déjà en marche: la société regorge de personnes sensibles à la dégradation du monde et aux déséquilibres sociaux, qui travaillent à l’émergence d’alternatives concrètes. Il est nécessaire d’encourager cette forte dynamique.Les élections européennes sont donc pour nous l’occasion de montrer que la décroissance est un chemin souhaitable et tout à fait réaliste pour notre société. Nous avons décidé de mettre en avant, durant cette campagne, sept propositions, en lien direct avec cette Europe dont nous ne voulons plus :

  • Souveraineté monétaire, par la sortie de la monnaie unique et le droit à l’émission de monnaies complémentaires couplées à une monnaie commune ;
  • Souveraineté alimentaire, en rompant avec la PAC et en proposant une politique agricole qui favorise l’agriculture paysanne et la biodiversité ;
  • Contre les Traités commerciaux de libre-échange : pour des Traités de coopération et la relocalisation ouverte ;
  • Rupture avec la politique de mégapoles qui organise la mise en concurrence des territoires ;
  • Rupture écologique dans la politique énergétique et industrielle pour notamment tendre à la sobriété énergétique, l’arrêt du nucléaire, la non-exploitation des énergies fossiles non conventionnelles et l’utilisation des énergies renouvelables locales
  • La maitrise et le juste partage des ressources au niveau local pour éviter les déplacements contraints des populations et l’errance économique, afin que la misère ne suscite plus l’émigration.
  • Une sortie d’urgence des nucléaires (civil et militaire) en France, et une rupture radicale avec la politique guerrière et coloniale française (comme en Libye, au Mali, en Syrie, en Centrafrique) et avec la politique étrangère de l’Union Européenne, à la remorque de l’impérialisme étatsunien.
Dans une logique de convergence, nous appelons à construire une autre coopération entre les peuples, en mettant nos décideurs face à leurs contradictions : cette élection est l’occasion de s’informer, de se mettre en réseaux, de rencontrer et surtout d’initier des démarches, initiatives, idées et collectifs avec les habitants. La résistance, les initiatives et l’expérimentation c’est maintenantDans les semaines qui viennent, nous sommes à votre disposition pour toute interview qui permettra d’alimenter le débat démocratique.


Les 5 listes Europe-Décroissance
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1 Décroissance Ouest http://elections.interieur.gouv.fr/ER2014/02/02L009.html
– Tête de liste Caroline Bouissou, 50 ans, artiste. 02 28 13 94 45 ou 06 75 93 63 51 caroline.bouissou@orange.fr (habite à L’Hermenault en Vendée)
– Mandataire financier Thierry Brulavoine, 02 40 53 60 16 tbrulavoine@no-log.org (habite St Nazaire en Loire-Atlantique)
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2 Europe Décroissance Nord Ouest http://elections.interieur.gouv.fr/ER2014/01/01L015.html
– Tête de liste : Tristan Duval, 23 ans, étudiant, 06 48 74 77 89  tadeus22@yahoo.fr (habite à Lille).
– Contact en Haute-Normandie : Stéphane Madelaine, 44 ans, enseignant, 06 41 91 40 19 stephane.madelaine@gmail.com (habite le Havre)
– Mandataire financier : Laurent Telle.
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3 Europe décroissance Ile-de-France http://elections.interieur.gouv.fr/ER2014/07/07L009.html
– Tête de liste Julien Volganli, 29 ans, musicien, 06 15 23 34 33 julien.volganli@laposte.net (habite Fontenay Sous Bois 94)
– Porte-Parole Christian Ghiotti, 06 67 39 48 00 christianghiotti@hotmail.fr (Paris 19°)
– Mandataire financier : Régis Laacher, 06 11 51 11 88 regis.laacher@gmail.com (habite Paris, 75002).
Le communiqué d’Europe décroissance Ile-de-France
Site web : http://ocparis.canalblog.com/
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4 Est Décroissance 2014 http://elections.interieur.gouv.fr/ER2014/03/03L025.html
– Tête de liste Joe Labat, 58 ans, socio-anthropologue, 03 83 23 63 14 icilabat@hotmail.fr (Habite Nancy 54)
– Adresse de contact : estdecroissance2014@laposte.net
– Mandataire financier : Lionel Chambrot  Lionel@chambrot.com
Site web : http://epoc54.wordpress.com/
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5 Europe décroissance Centre http://elections.interieur.gouv.fr/ER2014/06/06L024.html
– Tête de liste Jade Nomain jade.lenomain@gmail.com
– Porte-parole Pierre Leroux, 57 ans, 06 84 20 88 07 pierre0leroux@orange.fr
– Porte-parole Adrien Couzinier 36 ans, 06 16 37 19 19 a_couzinier@yahoo.fr
– Adresse de contact : europeennes-sud-est@ml.les-oc.info
La France est découpée en 8 grandes circonscriptions lors de ces élections européennes.
Nous ne sommes parvenus à couvrir que 5 de ces 8 circonscriptions

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Si vous désirez soutenir financièrement les campagnes des décroissants, il suffit de faire un chèque :

  • à l’ordre de l’ADOC
  • l’envoyer à ADOC Pallières 30140 THOIRAS
  • indiquer au dos du chèque le nom de la campagne (municipales, européennes, locales…) que vous soutenez, ou le nom de la structure (PPLD, MOC, un collectif local, fonctionnement général des campagnes …)
  • si vous êtes imposable, vous recevrez un reçu qui vous donnera droit à une réduction d’impôt de 66% du don effectué

Ce soutien est essentiel pour que nous puissions continuer à diffuser nos idées. Merci de votre aide

 http://decroissance-elections.fr/wp-content/uploads/2012/04/mocppld_x.jpg
http://decroissance-elections.fr/
decroissance-elections-coordination@lists.riseup.net

La liste Europe décroissance Nord-Ouest est candidate aux élections européennes du 25 mai prochain

ppld+moc La liste Europe décroissance Nord-Ouest, qui regroupe des militants pour la décroissance dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, ainsi que la Haute et Basse Normandie, prône une rupture écologique et sociale lors des élections européennes.

 Alors que notre société accumule les impasses, environnementale, économique, sociale, culturelle et politique, nous refusons la solution de l’éternelle course à la Croissance. Face à l’absurdité de ce modèle de société, qui épuise les ressources naturelles, accroit les inégalités et génère des désastres industriels, sociaux et écologiques, nous affirmons que la croissance n’est pas la solution. La croissance est le problème.
Pour toutes ces raisons, la décroissance est nécessaire. Au contraire de la récession subie, de l’austérité imposée, la décroissance vise à réduire les inégalités en même temps que notre empreinte écologique.
Une transition est déjà en marche: la société civile regorge de personnes sensibles à la dégradation du monde et aux déséquilibres sociaux, qui travaillent à l’émergence d’alternatives concrètes. Il est nécessaire d’encourager cette forte dynamique.
Les élections européennes sont donc pour nous l’occasion de montrer que la décroissance est un chemin souhaitable et tout à fait réaliste pour notre société. Nous avons décidé de mettre en avant, durant cette campagne, six revendications, en lien direct avec cette Europe dont nous ne voulons plus :
  • Rupture écologique dans la politique énergétique et industrielle pour notamment tendre à la sobriété énergétique, l’arrêt du nucléaire, la non-exploitation des gaz de schistes ;
  • Souveraineté alimentaire, en rompant avec la PAC et en proposant une  politique agricole qui favorise l’agriculture paysanne ;
  • Souveraineté monétaire, par la sortie de la monnaie unique et l’émission de monnaies complémentaires couplé à une monnaie commune ;
  • Contre les Traités commerciaux de libre-échange : pour des Traités  de coopération et la relocalisation par le protectionnisme ;
  • Rupture avec la politique de mégapoles par la mise en concurrence de pôles de compétitivité ;
  • Libre circulation des personnes sans aucune distinction.
Aussi pour le mois qui vient, nous sommes à votre disposition pour toute  interview qui permettra d’alimenter le débat démocratique.
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1 – M. Tristan DUVAL
2 – Mme Armelle DESPREZ
3 – M. Stéphane MADELAINE
4 – Mme Christine POILLY
5 – M. Olivier BOULY
6 – Mme Virginie RENARD
7 – M. Aurélien AMBACH-ALBERTINI
8 – Mme Héléna SALAZAR
9 – M. Louis DESCAMPS
10 – Mme Laetitia VIDAL
11 – M. Pierre ROSE
12 – Mme Elise GAUTHIER
13 – M. Bertrand SION
14 – Mme Anne-Maude BAZIN
15 – M. Antoine CAPPELLE
16 – Mme Sylvie FRUCHART
17 – M. Dominique CHOMBEAU
18 – Mme Morgane VAUTHIER
19 – M. Jérémy MONCHEAUX
20 – Mme Morgane BOUYER
Avec les quatre autres listes qui représentent la décroissance en France, dans une logique de convergence, nous appelons à construire une autre coopération entre les peuples, en mettant nos décideurs face à leurs contradictions et à faire campagne : cette élection est l’occasion de  s’informer, de se mettre en réseaux, de rencontrer et surtout d’initier  des démarches, initiatives, idées et collectifs avec les habitants. La  résistance, les initiatives et l’expérimentation c’est maintenant !