_ Appel à participation _ Europe Décroissance 2019

Bonjour à toutes et à tous.

Sans faire l’unanimité parmi les décroissants, les participations électorales constituent depuis plus de 10 ans un mode d’expression pratiqué par certains d’entre nous. Ces expérimentations font partie de la diversité des initiatives décroissantes, permettent de défricher de nouveaux chemins et rendent possible l’appropriation des contraintes et des potentialités offertes par les élections.

Au delà du consensus d’une démocratie directe locale, cohérente avec la relocalisation des activités en bio-régions autonomes, nous jugeons important de préciser les étapes de transition vers la soutenabilité écologique des macro-systèmes de production et de distribution très centralisés dont dépend aujourd’hui la vie de millions de personnes.

Réfléchir au pouvoir exclusivement en terme de démocratie locale, au prétexte qu’elle seule permet un contrôle direct « par la base », c’est s’enlever un droit de regard sur la gestion de ces macro-systèmes qu’on veut voir décroître, et laisser le champ libre à ceux qui veulent les faire croître encore, jusqu’à leur effondrement.

C’est pourquoi nous proposons, à côté de nos engagements respectifs, de travailler les 3 prochains mois à la médiatisation et à la visibilité des idées de la Décroissance, de ses acteurs et de ses messagers, autour d’une initiative électorale qui laisserait la plus grande place possible au tirage au sort, à la démocratie directe et au foisonnement des approches décroissantes.

Étant donné les délais et les moyens limités dont nous disposons nous proposons de faire essentiellement une campagne de communication participative et numérique afin que la décroissance soit présente à l’occasion du suffrage universel du 26 mai 2019.

Signé : le groupe d’initiative Europe Décroissance 2019

Nous vous proposons de nous contacter par retour de mail : decroissance2019@laposte.net

Je souhaite être < plusieurs choix possibles >

– candidat > je donne mon nom

– candidat > je donne mon nom, une partie de mon temps et je participe aux réunions

– porte parole régional ou national > je contacte les média tous les matins, je suis facilement mobilisable et je valorise mes petits camarades

– messager > je communique sur mes travaux, mes recherches, mes expérimentations mais dans le cadre la campagne

– soutien de la liste sans être candidat > je prête mon image et mon nom pour la campagne

– facilitateur d’organisation > je participe aux réunions à distance, met en place des outils collectifs

– administrateur > je m’occupe des papiers et des démarches officielles

– rédacteur > je réponds aux sollicitations, je rédige des communiqués de presse, je réagis à l’actualité, je propose des slogans, des tweets

– créateur de contenus > je relis et met en forme des textes, je réalise des dessins, des vidéos, le clip de campagne, etc.

– soutien financier > je peux déduire de mes impôts les 2/3 des montants investis

– je souhaite m’investir sur un autre point (préciser)

A bas l’oligarchie, vive la démocratie

S’il suffisait de mettre en avant ce qui ne va alors cela ferait bien longtemps que les opprimés, les exploités, les méprisés auraient renversé le monde qui les écrase, les aliène, les écarte.

Voilà pourquoi la prise de conscience des « crises », des « catastrophes », et aujourd’hui c’est d’«  effondrement » qu’il faudrait parler, est certes absolument nécessaire mais politiquement totalement insuffisante. Voilà pourquoi les décroissants ne doivent pas se contenter de repérer et d’indiquer les « responsables » (en réalité ils n’ont que le « pouvoir » de nous imposer leur « irresponsabilité », et c’est trop), ils doivent aussi proposer des manières politiques de repolitiser notre vie commune. Continuer la lecture de A bas l’oligarchie, vive la démocratie

Le libre échange, cet ennemi de l’écologie

Avec la généralisation du libre échange au monde entier, la distance entre les lieux de production et de consommation est devenue si importante que, contrairement aux époques précédentes, il est impossible de connaître l’origine des matières premières et les conditions de fabrication de la plupart de nos consommations de base. Cette situation historique inédite a enlevé au consommateur la possibilité de vrais choix et a tué dans l’œuf l’écologie politique naissante. Continuer la lecture de Le libre échange, cet ennemi de l’écologie

La richesse c’est le problème, vive la pauvreté !

La pauvreté – s’abstenir du superflu -, autrefois distinguée de la misère – manquer de l’essentiel -, fut pendant longtemps un idéal de vie en occident comme ailleurs : faire « vœux de pauvreté » était alors valorisé ( et la terre tournait rond ). Mais l’avènement du capitalisme a accouché d’une « civilisation de l’inégalité », dans laquelle « la richesse la plus inouïe côtoie la misère la plus abjecte » ( Tocqueville, 19ème s. ) et où « la misère chasse la pauvreté » ( Majhid Rahmena, 21ème s. ). Continuer la lecture de La richesse c’est le problème, vive la pauvreté !

Le déferlement technologique : destructeur de ressources et du lien social

La haute technologie pénètre au cœur de notre quotidien et plus aucun geste de la vie courante ne se fait sans le support d’informatique embarquée. Tout doit être maîtrisé, rationalisé, mesuré, facilité, que ce soit au niveau des villes (« smart cities »), ou des individus. Continuer la lecture de Le déferlement technologique : destructeur de ressources et du lien social

Nous n’avons qu’une Terre

Si tous les humains vivaient comme des français, il faudrait disposer de 4 planètes. Dire halte à la croissance, vouloir simplement l’arrêter n’est donc plus suffisant. Il nous faut décroître vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement décentes.

Notre projet politique a donc pour objectif de remettre l’économie à sa place, en la faisant chuter de son piédestal libéral Continuer la lecture de Nous n’avons qu’une Terre